Dossier comparatif : Chrome reste le plus rapide et le plus évolué des navigateurs web

Afin de fêter dignement l’arrivée de l’été, voici une nouvelle version de notre test comparatif des navigateurs web.

Nous avons mis en compétition les moutures stables des butineurs les plus utilisés : Firefox 3.6.4, Chrome 5.0, Safari 5.0 et Opera 10.54. Seule exception, c’est la troisième version de test d’Internet Explorer 9.0 (IE9) qui complète notre panel. Il est évident que les performances des autres navigateurs progresseront beaucoup avant que la mouture définitive d’IE9 ne sorte. Toutefois, IE8 est un produit d’une autre époque qui n’a plus sa place dans un comparatif réalisé en 2010.

Ceci n’empêche pas à ce logiciel de rester largement utilisé, les parts de marché parlant d’elles-mêmes. En Europe, Firefox est cependant légèrement mieux placé, ce qui est probablement dû au « ballot screen ». Enfin, Chrome continue sa percée.

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Parts de marché monde

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Parts de marché Europe

Au petit jeu du respect des standards, la plupart des navigateurs affichent un score parfait au test Acid3. Firefox et Internet Explorer restent en retrait, l’offre de Microsoft rattrapant toutefois rapidement son retard.

Dans le cadre du support de l’HTML5, seuls Chrome et Safari dépassent la moyenne. Nous avons toutefois pu constater que divers éléments n’étaient pas implémentés correctement, ce qui biaise certains résultats. Dommage. Enfin, dans le domaine des sélecteurs CSS3, nous avons eu la surprise de constater que l’ensemble des navigateurs passait les tests proposés sur le web (y compris IE9)… hormis Safari !

In fine, cette disparité entre les navigateurs web rendra difficile l’utilisation des nouvelles technologies à brève échéance. Les éditeurs devront donc poursuivre leurs efforts.

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Respect des standards : test Acid3

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Respect des standards : compatibilité HTML5

Cette disparité, nous la trouvons également au sein des moteurs JavaScript. Le test SunSpider mesure assez efficacement leurs performances de base et place dans un mouchoir de poche Safari, Chome et Opera. IE s’en sort plutôt bien.

Avec Dromaeo, une batterie de tests correspondant à des cas pratiques, certains moteurs JavaScript voient leurs performances exploser. Chrome se démarque ainsi dans certains domaines, comme le traitement des expressions régulières, ce qui montre les efforts d’optimisation applicative réalisés par les ingénieurs de Google. Résultat, ce butineur semble aujourd’hui intouchable.

À l’opposé, le moteur JavaScript de Firefox, quoique très rapide, ne brille ni avec les tests généralistes, ni avec ceux mettant le navigateur en situation. Voilà qui devient inquiétant pour le produit de la fondation Mozilla.

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Performances JavaScript : SunSpider

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Performances JavaScript : Dromaeo

Le test GUIMark met à l’épreuve le moteur de rendu graphique des navigateurs. Opera montre qu’il n’est pas nécessaire d’adopter l’accélération matérielle pour obtenir de bons résultats. À contrario, Apple prouve que cette technique peut aussi donner de mauvais résultats. Sans surprise, IE9 s’en sort bien. Firefox aussi, mais il triche en utilisant astucieusement des techniques d’affichage retardé.

Enfin, terminons avec le test Peacekeeper, qui mesure les performances globales des navigateurs. Chrome écrase la concurrence avec une large avance. Opera et Safari décrochent de bons résultats. Firefox aussi, mais sa note nous semble exagérée au vu des ralentissements constatés lors du test. Enfin, IE9 ferme la marche, mais reste prometteur. Il s’est montré aussi rapide, voire plus rapide que ses concurrents, sauf lors de certains tests où il s’est effondré.

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Performances graphiques : GUIMark

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Performances générales : Peacekeeper