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DOSSIER Stockage et sauvegarde des données (I) : la nouvelle donne

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La sécurisation des données, leur stockage et leur sauvegarde prennent un relief nouveau du fait des nouvelles règlementations. Mais également en raison de nouvelles équations économiques liées à la crise et aux nouvelles possibilités qu’offrent la virtualisation et le ‘cloud computing’

Ce dossier dédié à la protection des données est constitué de 6 volets :

1- Les nouveaux enjeux du stockage

2- Les nouveaux défis: la virtualisation, le cloud

3- Etude Forrester Research : la perception des DSI

4- L’offre Data Protector: un meccano à options multiples

5- Les apports de VMware et Microsoft Hyper-V

6- Les diverses offres et alternatives disponibles

1 – Les nouveaux enjeux du stockage

Un mouvement de fond s’inscrit dans l’environnement immédiat des DSI : le passage progressif de la notion de stockage à celui de sauvegarde.

Les notions de protection des données; stockage, sauvegarde

La notion de stockage correspond à un besoin d’enregistrement d’une données informatique sur un support, souvent matériel, et cela à des fins de réutilisation future. Il s’agit de conserver en lieu sûr les données informatiques, tout en les rendant disponibles afin de pourvoir les utiliser à nouveau, via un système de traitement des données.

Si différentes techniques de stockage existent, elles répondent toutes à des critères de fréquence d’utilisation, de volume de stockage nécessaire, et de criticité de l’information, et ce au regard du coût et de la sécurité des méthodes utilisées.

Bandes magnétiques, cassettes /cartouches, disques durs, autant de supports soumis à la contrainte d’une masse de plus en plus importante de données à stocker. Mais les supports de stockage eux-mêmes se dégradent et seule la redondance des données permet de garantir la pérennité nécessaire aux entreprises pour le stockage de leurs données informatiques. C’est cette technique qui est utilisée dans les systèmes de stockage RAID (Redundant Arrays of Inexpensive Disks), désormais de plus en plus utilisée dans le monde professionnel.

La sauvegarde ou ‘backup’ à l’heure de la virtualisation

C’est justement cette technique de redondance qui permet d’effectuer des opérations de sauvegarde, et cela afin de sécuriser au mieux les données d’un système informatique. La notion de sauvegarde comporte donc celles de copie et d’enregistrement des données d’un premier support vers un support secondaire, qui sera le lieu dépositaire de la sauvegarde.

Pourquoi sauvegarder des données informatiques ?

Les sauvegardes permettent de restaurer un système informatique (application et/ou données) en cas d’incident au niveau du système d’information de l’entreprise. Mais les sauvegardes sont également utiles en cas de modification non désirées des données par des utilisateurs. Dans les deux cas, l’opération de restauration des données permettra de revenir à une situation normale.

Les différentes techniques de sauvegarde

Le choix de la technique de sauvegarde et du support de celle ci va dépendre de différents critères. En plus de ceux utilisés pour le stockage (fréquence d’utilisation, volume et criticité), viennent s’ajouter ceux de vitesse de sauvegarde, et surtout de vitesse de restauration. C’est là que les notions de sauvegarde différentielle et de sauvegarde incrémentielle prennent tout leur sens.

En effet, la solution de sauvegarde complète (ou « full backup »), consiste à copier l’ensemble des données sur le volume de sauvegarde. Mais plus ce volume augmente, plus l’opération de sauvegarde va s’avérer longue et inutile. Inutile parce qu’un grand nombre de données déjà sauvegardées au cours d’une opération précédente seront identiques à celles copiées et enregistrées au cours de la nouvelle opération de sauvegarde.

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Fig.1- Les différentes configurations possibles: 1- bureau / filiale de l’entreprise: ‘backup-to-disk‘ (sauvegarde vers disque) 2- vers le siège / datacenter : copie ‘disk-to-disk‘ 3- au siège / datacenter: disk-to-tape (disque vers bande magnétique).

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La sauvegarde différentielle permet de ne sauvegarder que les fichiers créés et modifiés depuis la dernière sauvegarde complète. L’opération de restauration avec cette technique consistera alors à recopier la dernière sauvegarde complète et la dernière sauvegarde différentielle.

La sauvegarde incrémentielle permet de ne sauvegarder que les fichiers créés et modifiés depuis la dernière sauvegarde, qu’elle soit complète, différentielle ou incrémentielle. L’opération de restauration demandera de recopier l’ensemble des différentes sauvegardes incrémentielles en plus de la sauvegarde complète pour récupérer l’ensemble des données.

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