E-santé : l’informatique, meilleure pour la santé des…hôpitaux

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Moins de décès et moins de coûts, telles sont les conclusions tirées par une étude réalisée aux Etats-Unis sur l’informatique dans les hôpitaux

Comment réduire le nombre de décès et le coût d’hospitalisation par malade ? Grâce à l’informatique. D’après Computerworld, une étude réalisée sur une quarantaine d’hôpitaux a souligné les bénéfices de l’informatisation des hôpitaux.

Pour le docteur, Ruben Amarasingham, auteur de l’étude, ses observations ne semblent souffrir d’aucune contestation. “Les hôpitaux équipés de notes et de dossiers automatisés, de commandes et d’aides à la décision informatisée ont rencontré moins de complications, un taux de mortalité moins élevé et moins de coûts“.

Pour mesurer les différences observées, l’auteur de l’étude a porté son attention sur quatre maladies : attaque cardiaque, insuffisance cardiaque, pontage coronarien et pneumonie. De même, l’étude est limitée à quelques champs, largement dépendants du papier : notes et commandes effectuées par les médecins, dossiers des patients, résultats des laboratoires, et aide à la décision. L’enquête établit également l’avis des docteurs sur l’efficacité et la prise en main des systèmes employés. L’ensemble était apprécié par un barème compris entre 0 et 100.

Les hôpitaux dont l’informatisation a été améliorée de 10 points ont vu leur taux de mortalité chuter de 10%. Les structures informatisées affichent un taux de mortalité de 1,4% contre 1,9% pour les hôpitaux moins bien équipés.

Une automatisation des commandes a entraîné une baisse de 9% du risque d’attaque cardiaque et une baisse de 55% ( !) des demandes de pontage coronarien. Les logiciels de prise de décision ont entraîné une chute des complications. Par contre, informatiser les résultats de laboratoire ne semble avoir fait aucune différence.

En matière de coût, le gain est appréciable. Suivant le degré d’informatisation, l’économie par patient peut être supérieure à 1.729 dollars. Aujourd’hui, « la multiplicité des acteurs et des initiatives conduisent aujourd’hui à repenser la coordination afin d’évoluer vers un système de santé inter-opérable et partagé par tous » note Markess, qui a identifié différents types de projets.

Aux Etats-Unis, l’informatisation de la santé progresse peu à peu. Google, Microsoft ou encore Intel proposent chacun une solution matérielle ou logicielle pour l’univers hospitalier.

Selon l’étude « Panorama et perspectives des tic dans le secteur de la santé publique» réalisée par Markess, les dépenses en logiciels et services IT dans le domaine de la santé publique devraient peser 790 millions d’euros.

En France, malgré les solutions proposées par les entreprises (IBM, NEC, Orange, Agfa, Atos Origin, BT France,Bull, Capgemini, Cerner France, GFI Informatique, HP ou encore SFR) et l’équipement de certains hôpitaux (numérisation des images médicales, télémédecine…), les pouvoirs publics tardent à s’approprier la thématique. Le DMP (dossier médical personnalisé) prend du retard et divise.

Actuellement ce marché est “dispersé et fragile”note Markess, qui constate une offre commerciale “segmentée et spécialisée par logiciel métier, ce qui conduit à des systèmes d’information juxtaposés et sectoriels”.


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