Ecolos, les puces sous la peau ?

Régulations

Le dernier projet d’implantation de puces RFID dans le corps humain ne doit rien au fantasme de la surveillance : il affiche le souci de ne pas polluer la planète

Au nom de la planète. Jim Mielke, un américain, a imaginé un système de commande de son téléphone portable via bluetooth, intégré dans l’être humain, et supposé respecter l’environnement.

Le dispositif, surnommé « digital tattoo interface » est présenté sur le site internet greenergadgets.com.

Un clavier, tatoué dans l’avant-bras gauche (pour les droitiers) de l’homme du XXIe siècle apparaît et disparaît à la demande. Pour ce, il suffit à son porteur d’appuyer sur un point précis de la peau sous laquelle est insérée une puce, enveloppée dans du silicone et insérée entre la peau et le muscle, grâce à une petite incision.

Pas de risque de voir le clavier baver sous la douche ! L’encre n’est pas utilisée, mais une couche de matériel sensible disposé sous la peau, et dont les pixels évoluent du clair vers le sombre lorsque la puce est activée, faisant ainsi apparaître le clavier.

Mais, outre son clavier intermittent, l’originalité du « digital tattoo interface » tient à son système d’alimentation. Point de piles ! L’installation en effet prévoit l’insertion de deux petits tubes, rattachés à une artère d’une part, et à une veine d’autre part. Un dispositif supposé convertir le glucose du sang et l’oxygène de l’artère, produisant ainsi l’énergie nécessaire à faire fonctionner le système. Bref, c’est écolo.

Mieux, en plus de commander à un téléphone portable, le tatouage promet de veiller jour et nuit sur la qualité du sang de son porteur. Las, le jury du concours du « Greener gadget design 2008 », qui s’est déroulé en février dernier à New York, ne s’est pas laissé séduire. Le « digital tattoo interface » n’a gagné aucun prix.


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