L’économie des apps en Europe : déjà 529 000 emplois créés

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smartphones monde (crédit photo © somchaij - shutterstock)

Selon une étude de l’Association for Competitive Technology, l’Europe est la seconde puissance mondiale dans l’économie des apps derrière les Etats-Unis. Attention toutefois aux conséquences d’une éventuelle « sur-réglementation », prévient le groupe de pression.

Selon l’Association for Competitive Technology (ACT), une association professionnelle sponsorisée notamment par Microsoft, Apple, Oracle, Verisign, Facebook ou BlackBerry, et visant à représenter les intérêts des développeurs d’applications mobiles partout dans le monde, la révolution des apps a créé en 5 ans 529 000 emplois dans les 28 pays de l’Union européenne, 62 % d’entre eux dans le développement.

En intégrant les effets indirects de la révolution des apps mobiles, ACT chiffre à près de 800 000 les emplois créés par l’émergence des terminaux mobiles. « Et cet effet indirect est appelé à s’amplifier, explique Jonathan Zuck, le président de cette association basée à Bruxelles et regroupant 5 000 membres dans le monde. Les applications mobiles vont changer la donne dans la santé, les transports ou encore l’éducation, où elles vont être à l’origine d’importants gains de productivité. » Pour l’instant, l’Europe représente 22 % de l’économie globale des apps, loin derrière les Etats-Unis (42 %), mais devant la région Asie-Pacifique (18 %).

L’objectif de l’ACT ? Aider les dirigeants politiques de l’Union à prendre conscience de l’importance de ce marché sur le continent, marché que l’association évalue à 10,2 milliards d’euros en 2012 (15 milliards d’euros attendus en 2016). Et militer contre une « sur-régulation » du secteur par l’Europe. « Nous voulons éviter que le continent ne retombe dans les travers qui lui ont valu de rater la révolution du Web, en raison d’une réglementation trop basée sur la prescription, explique le président de l’ACT. L’économie des apps repose sur une myriade de petites structures qui tentent beaucoup de choses, parfois échouent, réessaient, etc. »

Et de souligner les bénéfices de cette émergence du développement d’apps sur l’emploi des jeunes. « Nous demandons que nos dirigeants travaillent à une ouverture des données publiques, afin de servir de terreau au développement d’applications, à une amélioration de la bande passante sur les réseaux mobiles, afin de favoriser l’évolution des apps, et aussi à une meilleure harmonisation au sein du marché unique en termes de gestion des données personnelles et de brevets. Même si, sur ce dernier point, les choses sont en cours. » A Paris, ce jour, l’association organise précisément une table ronde où sont conviées les députées Laure de la Raudière (UMP) et Corinne Erhel (Parti socialiste).

Selon l’ACT, la France représente 3 % des téléchargements d’apps dans le monde, moins que les deux autres poids lourds européens (Grande-Bretagne avec 7 % et Allemagne avec 4 %). 53 % des utilisateurs hexagonaux de téléphones mobiles possèdent un smartphone. L’étude souligne le poids relativement faible des TPE et des structures unipersonnelles dans le pays, malgré la création du statut d’auto-entrepreneur. Malgré tout, les entrepreneurs du pays, qui compte 32 000 développeurs d’apps au total, se montrent performants dans la monétisation de leur production. Seules 15 % des structures hexagonales spécialisées dans le développement d’apps déclarent un chiffre d’affaires inférieur à 1 000 dollars par mois. La moyenne européenne atteint les 25 %.

Crédit photo : © somchaij – shutterstock

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