eCopy connecte encore plus de copieurs

Réseaux

Depuis la fin de son exclusivité avec Canon, eCopy multiplie les connecteurs pour imposer sa plate-forme entre les copieurs et les applications d’entreprises

Deux mondes communiquent mal, et pourtant ils sont systématiquement présents dans l’entreprise : les copieurs, ou plutôt les MFP (

Multi functions printers), copieurs numériques qui associent la copie, le scan et l’impression de plus en plus couleur ; et les applications d’entreprises, qu’il s’agisse de réseaux, de messageries, de fax, de gestion documentaire, ou même d’ERP. La tentation est grande de relier ces environnements hétérogènes afin de pratiquer le ‘scan push‘, que l’on peut traduire par ‘numériser un document et l’expédier dans une application‘. Les bénéfices sont multiples, en particulier économiques, de rentabiliser l’investissement sur des copieurs, en détournant vers eux l’impression, moins chère que sur une imprimante. Et de proposer une interface unique dans l’entreprise quel que soit le matériel en place. C’est ce que nous propose la firme américaine eCopy. Longtemps associé à Canon, auquel elle était liée par un contrat d’exclusivité, cette société éditrice de logiciels vole de ses propres ailes depuis le début de l’année. Les premiers mois de l’année ont permis de finaliser les bases de la plate-forme ‘middleware’ révélée à Miami en avril dernier (cf. nos articles). Elle se concrétise par une configuration indépendante, qui donc n’est plus solidaire du copieur. Une solution qui permet une adaptation aux technologies de copie (scan) propriétaires, mais aussi d’intégrer d’autres solutions, comme du ‘cost recovery‘ de suivi des consommations. Le challenge immédiat d’eCopy est double : séduire les fabricants de copieurs, tout d’abord. Après Canon, Ricoh, Sharp et Toshiba ont signé aux Etats-Unis, Ainsi qu’Océ sur ses bases Canon, et Fujitsu sur ses scanners. Konica-Minolta et HP devraient suivre. L’Europe est toujours en retard, la distribution y est aussi moins centralisée. Canon distribue la solution, Toshiba commence à la diffuser, les autres pourraient suivre rapidement. La localisation, avec le test des machines distribuées localement et la traduction des écrans et de la documentation, prend aussi du temps ! Et il faut s’adapter aux formats des documents papiers? Second défi, essentiel, le développement des connecteurs avec les applications, comme EMC Documentum, Zylab ou Hummingbird. Ados, Biscom, Catselle, ColumbiaSoft et Open Text viennent d’être ajoutés (il faut de trois à six mois pour développer un connecteur) et plus de 40 connecteurs sont déjà disponibles. Autre nouveauté, eCopy Desktop, solution livrée en standard qui permet à l’utilisateur de traiter en direct les documents, et non plus de lancer un traitement automatique pré-programmé. Côté prix, 2.500 euros par solution intégrée dans le copieur, 3.000 euros avec le hardware eCopy. Et 1.500 euros par connecteur et par machine. Si l’Amérique a été très rapidement séduite, ce sont les PME qui en France répondent actuellement, avant que les grands comptes n’investissent largement dans la technologie, lorsque leur délai d’appropriation et de prise de commande aura été consommé…


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