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Embargo Huawei : Arm ne s’estime pas concerné

Arm a tranché : ses technologies sont « made in UK ».

Le concepteur de processeurs a mené cette réflexion dans le contexte des mesures restrictives que l’administration Trump a imposées à Huawei.

Le groupe chinois est placé, depuis le mois de mai, sur une liste noire. Y sont répertoriées des entités dont les activités sont dites susceptibles de menacer la sécurité nationale des États-Unis ou ses intérêts géopolitiques.

Aucune organisation américaine ne peut fournir de produits et/ou de services à ces entités sans l’autorisation du gouvernement.

En conséquence, Huawei a subi, à divers degrés, des ruptures de relations commerciales avec ses fournisseurs.

Question d’origine

Le cas d’Arm est délicat. La société est basée au Royaume-Uni et son actionnaire majoritaire (SoftBank Group) a son siège au Japon. Mais elle dispose de plusieurs implantations aux USA (Arizona, Californie, Texas…). Avec, sur place, des équipes susceptibles d’aider à la conception de puces. Or, les « mesures Trump » englobent toute technologie « d’origine américaine ».

Ses équipes juridiques ont conclu que l’actuelle architecture ARMv8-A n’entre pas dans ce périmètre. Et qu’il en sera de même pour celle qui lui succédera. Rien ne s’opposerait ainsi à poursuivre la collaboration avec HiSilicon, la filiale semi-conducteurs de Huawei.

Cette dernière exploite la propriété intellectuelle d’ARM sur sa gamme de processeurs Kirin, dont le prochain modèle est attendu pour le 2e semestre 2020 avec une gravure en 5 nm.

Dans la lignée des sanctions contre sa maison mère, elle avait fait circuler, en interne, un mémo invitant ses employés à stopper toutes relations avec Arm, sous peine de sanctions. Mais quelques semaines plus tard avait une photo suggérait que le contrat courait toujours.

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