EMC World 2014 : Rachat de DSSD, Appliance dédiée Big Data et ViPr 2.0

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Le slogan “Redefined” de l’événement évoque la troisième plateforme informatique (cloud, mobilité, Big Data et réseaux sociaux). Une évolution vers le software defined datacenter dans lequel EMC souhaite vivement incarner –une fois encore- le stockage de référence.

La première journée d’EMC World 2014 commence très fort, avec une pluie d’annonces, y compris un rachat intéressant et plein de mystères. Il y en a eu pour tous les goûts : la future solution très rapide apparemment basée sur du SSD, l’appliance Elastic Cloud Storage agile pour le Big Data, et la version 2.0 opérationnelle du logiciel de Software Defined Storage ViPR. Voici un tour d’horizon détaillé des différentes annonces.

DSSD : entrée en piste du “ Rack Scale Flash Storage”

Après la seconde plate-forme informatique (des PC qui accèdent à des serveurs applicatifs stockant les données transactionnelles d’un côté et les datawarehouse reconstitués de l’autre), arrive la troisième plate-forme de l’informatique. Intégrant le cloud, la mobilité, le Big Data et les réseaux sociaux, cette dernière adresse aussi les divers terminaux mobiles et surtout propose un stockage adapté : In-Memory, NoSQL, Hadoop (HDFS)…
« Pour répondre aux besoins des applications de type In-Memory, et certaines NoSQL, un serveur de type PCIe flash permet d’obtenir une latence optimale,» explique Jeremy Burton, président Produits et Marketing chez EMC.
Un moment de l’exposé opportun pour annoncer l’intention d’EMC de racheter la société DSSD, spécialiste du stockage flash. Une transaction qui devrait être finalisée au second semestre 2014, avec un produit lancé en 2015. EMC qualifie la solution de “Rack Scale Flash Storage” (littéralement : du stockage flash à l’échelle d’un rack). « Cette société développe une solution capable de fournir des performances inédites aux applications nécessitant des entrées-sorties intensives, avec le plus haut niveau d’IOPS et de bande passante pour un minimum de latence,» précise Jeremy Burton.

Le mystérieux DSSD
Le mystérieux DSSD

Si DSSD reste très discrète sur son travail, EMC a tout même indiqué que les solutions basées sur cette architecture cibleront les bases de données In-Memory (SAP Hana, GemFire, etc.), les applications analytiques temps réel (détection de fraude, gestion des risques…) et les applications à hautes performances (génome, reconnaissance faciale, météorologie…). Bref, DSSD permettra de répondre à une grande partie des applications de type “troisième plateforme” (voir illustration).
Jeremy Burton précise tout de même: « Les clients souhaitant une solution de stockage Flash pour le VDI [Virtual Desktop Infrastructure], VSI [Virtual Server Infrastructure] ou pour des bases de données avec une palette des services de données de classe Entreprise continueront à opter plutôt pour XtremIO.»
Les baies XtremIO 100% flash (contrairement à DSSD selon EMC) proposent effectivement des services de données plus avancées (mais des performances apparemment moindres).
Levant très légèrement le voile sur DSSD, son PDG Bill Moore a juste précisé : « Nous nous sommes attachés à considérer comment les informations pouvaient être stockées le plus efficacement, mais aussi à imaginer comment ces données pouvaient être présentées au mieux aux applications y accédant.» A suivre.

les configurations d’EMC ECS sur un rack
les configurations d’EMC ECS sur un rack

Une appliance de stockage cloud jusqu’à plusieurs exaoctets

Concrétisation du projet Nile, l’appliance Elastic Cloud Storage (ECS) joue elle aussi dans la cour de la troisième plateforme informatique (cloud, mobilité, réseaux sociaux et Big Data), « en combinant la simplicité d’utilisation et l’agilité du cloud public et le contrôle et la sécurité du cloud privé». EMC annonce même un coût de possession inférieur de 23% à 28% comparé à un stockage sur Amazon ou Google (sur quatre ans pour 5 Po de données en mode objet).
Égalementconçu pour étendre simplement les capacités des environnements cloud privés et hybrides existants, ECS apporte le provisioning totalement automatisé, pour du stockage en mode bloc, objet ou HDFS. Devant répondre aussi bien aux datacenters d’entreprise qu’aux fournisseurs de service, la solution modulaire peut combiner les modes de stockage (objet et HDFS + bloc), de 120 To à 1,5 To, et jusqu’à 2,9 Po en mode Objet et HDFS sur un unique rack. Le clustering est possible pour atteindre des capacités en exaoctets.

ViPR 2.0 joue l’ouverture

EMC a déjà présenté son logiciel de Software-Defined Storage ViPR séparant gestion du stockage (control pane) et gestion des données (data plane) afin de regrouper les capacités physiques des divers équipements physiques. L’administrateur peut définir des pools de stockage virtuels automatisés et les enrichir de règles. Certes, ViPR sait commander et s’intégrer dans les plates-formes maison (VMAX, VNX, Vplex ou Isilon) et les logiciels EMC (RecoverPoint, TimeFinder, SnapSure, SnapView et VNX SnapShots). Toutefois, il fonctionne aussi avec NetApp et désormais avec Hitachi et avec Openstack Cipher. Outre le support natif d’EMC, Hitachi Data Systems et NetApp, Openstack permet d’allonger la liste aux baies de Dell, HP et IBM.
Innovation aussi, ViPR 2.0 ajoute le stockage en mode bloc (basé sur la technologie maison ScaleIO) à la gestion des stockages objet et HDFS existante. L’utilisateur peut donc automatiser à la fois le stockage traditionnel (fichier et bloc) et de nouvelle génération (objet et HDFS).
Les fonctions de géo-réplication et de géo-distribution apportent une extension géographique et donc la possibilité d’unifier la gestion de plusieurs unités, ou encore de déployer simplement des scénarios de réplication et de PRA.

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Auteur : José Diz
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