EMC-World : le V-Max s’élance sur les chapeaux de roue

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Après le récent lancement du V-max, Brian Gallagher, dg des produits Symmetrix chez EMC , apporte des précisions et argumente l’offre DMX-4

Orlando.- Mi avril, nous annoncions qu’EMC lançait son architecture ‘Virtual matrix’ , destinée aux datacenters virtuels. Cette nouvelle approche est incarnée par le Symmetrix V Max. Entretien lors de la convention EMC World 2009.

Quels sont les trois éléments les plus importants de vos nouvelles solutions V-Max ? Brian Gallagher : En premier lieu, l’évolutivité me semble l’élément le plus déterminant. En effet, le V-Max peut évoluer d’un “moteur” jusqu’à plusieurs dizaines [NDLR : “Engine” correspond pour EMC à un nœud] et des centaines de disques. En outre, la connectivité aussi est très évolutive.

Ensuite, une bonne performance pour un coût plus compétitif, s’appuyant sur des processeurs multicœurs et une excellente connectivité.

Enfin, l’automatisation grâce à des technologies comme Fast ou Fully Automated Storage Tiering [NDLR : pour automatiser les déplacements de données à travers de multiples couches de stockage selon des règles métiers, des modèles prédictifs ou des modèles d’accès en temps réel.], ou le provisionnement automatisé du stockage.

Quelles améliorations permettent aux V-Max d’offrir trois fois les performances et les capacités d’un DMX-4 ?B.G. – Différence importante : dans le DMX-4, l’architecture physique est figée et limite les capacités d’extension. En passant de DMX-3 à DMX-4, nous avions apporté plus de flexibilité en faisant évoluer une architecture “fond de panier” vers un modèle de type ‘blade‘ [lame].

Avec V-Max nous apportons en plus la modularité des moteurs, et donc plus d’évolutivité et de souplesse.

Nous avons aussi adapté le système d’exploitation pour mieux exploiter le multicœur. Ce qui nous permet, par exemple, d’en dédier un ou plusieurs à une fonction.

Alors, pourquoi maintenir le DMX-4 au catalogue ?

B.G. – Le DMX-4 reste le meilleur équipement de sa catégorie. Il est positionné pour répondre à des besoins d’infrastructures complexes nécessitant des performances pour des applications critiques. Il est donc très performant et optimisé afin d’assumer de fortes charges de travail. Si le SI est fortement exposé à es pertes de donnée, le VMax s’impose, avec son stockage virtuel dans lequel toute donnée ou tout LUN peut se trouver n’importe où dans le système : sur tout support physique de la matrice ou d’une de ses extensions. Car la virtualisation centralisée atteint vite ses limites avec un DMX-4.

Les capacités théoriques du V-Max impressionnent. Cependant, quelle configuration maximale V-Max EMC peut-il réellement livrer aujourd’hui ?

B.G. – Actuellement, nos clients peuvent déjà gérer jusqu’à 2,1 péta-octets [1 Po = 1024 To et 1 To = 1024 Go] ce qui se révèle suffisant pour un très grand nombre de grandes entreprises très consommatrices d’espace de stockage. En effet, EMC peut livrer des V-Max de 10 racks (et un rack système) soit 2 400 disques, jusqu’à 128 ports Fibre channel, 64 ports FICON (connexion Mainframe), 96 ports Gigabits Ethernet. Le tout dans un seul V-max !


Auteur : José Diz
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