Raphaël Ferreira (eNovance) : « Le cloud open source, OpenStack et Cloudwatt »

Spécialiste de l’hébergement et de l’infogérance open source d’applications critiques, eNovance a été créé en 2008 par Raphaël Ferreira, CEO, Nicolas Marchal, CTO, et Pierre Molin, directeur de projet.

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Silicon.fr : Qui est eNovance ?

Raphaël Ferreira – eNovance se positionne sur des technologies alternatives, en particulier les stacks open source, afin d’améliorer la performance, la haute disponibilité et l’automatisation, et plus généralement sur les infrastructures cloud et Big Data.

Notre savoir-faire est dans le cloud open source, OpenStack, le stockage, l’automatisation du cloud après consolidation par la virtualisation, l’intégration de projets complexes, le cloud privé, etc.

Nous disposons d’un cloud public basé sur OpenStack à Paris et bientôt à Montréal. Et nous sommes partenaires d’Amazon, Oracle, ou encore CloudWatt pour lequel nous assurerons dès décembre l’intégration, le support et le conseil.

Silicon.fr : Vous avez rejoint l’initiative OpenStack.

OpenStack garantit l’interopérabilité entre les plateformes. Nous sommes le 8e contributeur au code OpenStack dans le monde, principalement sur la couche d’automatisation. Et nous sommes Gold Member au board de la Fondation OpenStack.

C’est un écosystème dont la croissance est plus rapide que celui du noyau Linux à sa sortie… Nous profitons d’un consensus général pour reconnaître sa conception et son architecture. Les clouds Rackspace, HP, Sony PlayStation, ou celui de Chronopost sont autant de projets OpenStack, ainsi que les grands projets sur des comptes CAC40.

Les projets les plus importants sont dans la défense et les télécoms.

Silicon.fr : Vous êtes également un des tenants du multi-cloud…

Le multi-cloud est une déclinaison du cloud basée sur des partenariats technologiques avec différentes plateformes, des accords commerciaux, du développement technologique en interne pour se déployer et provisionner l’infrastructure la mieux adaptée et que l’on juge plus pertinente.

Les applications massivement distribuées doivent être réparties sur différents datacenters.

Silicon.fr : eNovance a été retenu par le projet de cloud souverain Cloudwatt.

En effet, avec Cloudwatt nous prenons le lead sur évangélisation OpenStack, avec en objectif de monter un cloud d’envergure européenne en partant d’une feuille blanche.

Nous fournissons le cloud open source et le design de l’infrastructure. Nous apportons un rapport prix/qualité pour faire face à des prix agressifs et aux effets de volume de la concurrence. Nos contributions à la communauté sont réelles.

eNovance organise la 3e édition d’OpenStack in Action, le 29 novembre 2012, cliquer ici.

À suivre en page 2 « Nous devons construire une usine à produire de l’énergie numérique »

Raphaël Ferreira (eNovance) : « Nous devons construire une usine à produire de l’énergie numérique »

Après avoir évoqué avec nous eNovance, le cloud open source, OpenStack, le multi-cloud et Cloudwatt, Raphaël Ferreira revient sur sa vision du cloud, de l’open source et du stockage.

Silicon.fr : Quelle est votre vision du cloud et de l’open source en France ?

Raphaël Ferreira – Le cloud français n’est pas très dynamique ! Il y a un réel besoin d’éducation et de dynamisation du marché face à une forte demande. Et un vrai besoin d’infrastructures localisées en France.

Le marché de l’hébergement va muter et se consolider. Et la valeur va se situer au-dessus de l’infrastructure. Nous devons construire une usine à produire de l’énergie numérique, chercher l’infrastructure la mieux adaptée à ces besoins, accompagner les clients dans leur audience internationale. La valeur n’est plus la puissance de calcul, mais ce qui est au-dessus. C’est un virage réel, avec une croissance tirée par ce modèle.

Concernant notre appréciation de l’open source, il est bien implanté en France, merci le gouvernement ! L’open source n’a plus à s’expliquer. Il est mieux accepté dans certains secteurs, comme le cloud et le Big Data.

Adapter l’open source au contexte du cloud est intéressant : il répond à la volonté de ne pas être captif d’une technologie, à la réversibilité, à la maitrise d’une roadmap. L’open source entre dans la recherche de stratégies alternatives, avec l’avantage de garantir indépendance, autonomie et réversibilité. Quant à la tarification, nous devons affiner le modèle, mais nous avons l’avantage d’avoir travaillé sur l’automatisation.

L’open source a également la capacité d’être non intrusif dans un existant client, ce qui à l’inverse est le problème des références d’architectures imposées par VMware. La question porte sur le coût du run d’une VM ? Notre capacité à proposer différentes références d’architectures est une réponse à notre obligation de cibler des coûts qui sont attractifs par rapport aux offres des grands acteurs. Nous empilons toutes les couches imposées afin de sortir une VM à un prix compétitif.

Silicon.fr : Et sur le stockage ?

Nous montons des plateformes de stockage distribué sur des plateformes standards, en visant la performance et un coût au gigaoctet agressifs, avec la capacité d’approvisionner et de faire grossir la solution.

Cela dépend de la manière dont est conçue l’architecture. L’intérêt du cloud est de ne consommer que ce dont on a besoin, donc de réaliser de très grosses économies dans le temps, et de grossir son espace seulement selon évolution du stockage.