Enquête: les PME se serrent la ceinture mais restent optimistes

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Un sondage auprès de 474 dirigeants de PME montre que les réductions de dépenses et la pression sur les salaires restent le lot commun. Mais après la pluie, le soleil…

Les petites et moyennes entreprises vivent encore les turbulences de la crise. Pourtant, leurs patrons considèrent que les contraintes actuelles vont s’atténuer dans les 6 mois à venir.

Ce sont là les grandes lignes d’une étude réalisée par Datamonitor pour le compte de l’éditeur Oracle.

Les réductions budgétaires ont affecté les dépenses informatiques: elles ont souffert fortement (à 48%).

“Les services informatiques des PME ont connu des réductions de personnel; les équipes restantes doivent travailler plus longtemps, y compris le week-end”, constatent les analystes.

L’enquête révèle également que les niveaux de qualité de service ont été réduits. Les équipes passent une plus grande part de leur temps à traiter des problèmes immédiats et occasionnels, plutôt que de contribuer aux objectifs stratégiques de l’entreprise.

“Cette enquête montre que les dirigeants des PME en Europe sont nombreux à partager les mêmes soucis et préoccupations (…)”, commente Anthony Peake, directeur du secteur “midmarket” pour la région EMEA (Europe / Moyen-Orient / Afrique) chez Oracle.

Il y a des similitudes remarquables, notamment le besoin d’une collaboration inter-services, ainsi que d’une stratégie informatique à long terme, qui semble faire défaut à la plupart des PME. (…).”

Il reste que leur principal souci (à 72%) est l’impact de la situation économique actuelle sur les marges dans la mesure où les clients ne se préoccupent plus que du prix, au détriment de la qualité de service.

Les responsables interrogés font part (à 57%) de leur difficulté à concurrencer des entreprises dont la production est basée dans des pays à bas coûts. Leur principal problème semble être l’accès de leurs concurrents à des ressources situées dans ces pays, plutôt que la capacité à réaliser des économies d’échelle.

Heureusement, le pire est derrière eux, et ils restent largement optimistes pour les 6 à 12 mois qui viennent.


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