Les entreprises ont-elles la Green attitude ?

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Une formation certifiante pour le Green IT

Quelle place occupe aujourd’hui le Green IT dans les entreprises ? Telle est la question à laquelle Aastra apporte une réponse après enquête auprès de ses clients.

Trois entreprises sur quatre sont conscientes des problématiques environnementales et de leur écoresponsabilité. C’est ce qui ressort du sondage réalisé par le géant des communications d’entreprise Aastra, qui a interrogé 82 de ses clients de toutes tailles. Ce chiffre démontre une certaine maturité face aux problématiques Green, confirmée par les 72 % de réponses positives à la question « Avez-vous déjà entendu parler du Green IT ? ».

À ce propos, la moitié des entreprises qui ont répondu par la négative ont moins de 10 salariés. On notera également que l’expression « Green IT » n’est pas systématiquement associée à cette prise de conscience environnementale. Question de langage sans doute.

La mise en route reste fastidieuse

Il y a en revanche un pas à franchir entre la conscience et l’action. Seulement 26 % des entreprises interrogées mesurent leur empreinte écologique (empreinte carbone) et 45 % l’envisagent seulement. Ce décalage démontre la difficulté que rencontrent les entreprises pour passer à l’acte. « Comment faire ? », s’interrogent-elles. Il leur manque des boites à outils, que la présence récente de méthodologie n’a pas encore su combler, malgré le soutien de l’Ademe par exemple.

Si la responsabilité sociale de l’entreprise interpelle la moitié des entreprises (52 %), ce sont les économies potentiellement accessibles par l’optimisation de la consommation énergétique (77 %) qui sont le principal moteur des démarches Green. Ainsi 46 % des entreprises espèrent réaliser une économie de 10 % et plus, énergétique ou fiscale.

Suivent l’amélioration de l’image de l’entreprise (41 %), puis le respect de la législation et des règlements (35 %) qui cependant ne se révèle pas si incitatif que cela. L’engagement de la direction générale (34 %), les attentes de consommateurs (13 %), les avantages fiscaux (10 %), les avantages compétitifs (6 %) et les attentes des investisseurs et actionnaires (1 %).

Des obstacles et des améliorations

Aastra s’est interrogé sur les obstacles aux stratégies Green. Pour 39 % c’est le manque de vision du ROI (retour sur investissement) qui prend la tête, suivi à 35 % par le manque de reconnaissance de l’impact de l’IT sur l’environnement, à 24 % le manque de directive stratégique au plus haut de l’entreprise et à 20% au niveau IT, l’absence de culture environnementale IT à 15 % et d’entreprise à 11 %.

À la question sur les domaines d’amélioration du Green, 60 % des entreprises ont sans surprise répondu l’économie d’énergie, 42 % la réduction du matériel et la virtualisation, à égalité avec la (vidéo)conférence et la réduction des déplacements. Le télétravail à 38 %, la gestion des déchets à 36 %, le bâtiment intelligent à 36 %, et les solutions de monitoring et d’analyse à 16 %. Un peloton serré qui démontre que finalement beaucoup reste encore à faire. Rappelons également que le poids du développement durable dans certains appels d’offres peut dépasser 20 %, ce qui peut se révéler sacrément incitatif !

La vision floue du Green IT est accentuée par l’absence d’outils de mesure et d’éléments quantifiables. Ce n’est donc pas une surprise si l’engagement des entreprises est aujourd’hui partagé.

« Après avoir occupé de nombreuses tribunes entre 2010 et 2011, les questions de développement durable et d’empreinte carbone semblent aujourd’hui – dans le domaine des technologies de communication – souvent délaissées au profit de thèmes tels que le cloud computing, la virtualisation ou la dématérialisation », explique Jean-Denis Garo, directeur Communication et Marketing Support d’Aastra France.

« Moins de communication ne signifie pas disparition, et encore moins désintérêt. Au contraire. Conséquence d’une maturation progressive des consciences sur le sujet, les projets de Green IT ne se contentent plus seulement d’optimiser la consommation électrique des équipements : ils intègrent maintenant l’ensemble du cycle de vie du système d’information de l’entreprise. »

Crédit photo © Beboy – Fotolia.com


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