Eric Soares (Symantec) : «Faire prendre conscience au client de protéger toute la chaîne de valeur de l’information»

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Symantec vient d’annoncer les résultats de son dernier trimestre fiscal, qui clôt l’année. En hausse, ils dépassent les attentes. Grâce à la stratégie visant à couvrir l’ensemble des besoins de la chaîne de protection de l’information.

Symantec vient de publier les résultats de son 4e trimestre fiscale, clôt le 1er avril, et qui finalise l’année fiscale 2011. Des résultats supérieurs aux attentes puisque l’éditeur affiche un chiffre d’affaires annuel de 6,19 milliards de dollars (4,36 milliards d’euros), en hausse de 3 % (5,99 milliards en 2010). Sur le 4e trimestre, la progression s’élève à 9 % (1,67 milliard de dollars).

Tous les secteurs progressent : si la protection du poste de travail (endpoint) n’occupe « que » 27 % du chiffre d’affaires, elle affiche une hausse de 24 %, tandis que l’offre grand public alimente 31 % du CA mais limite son évolution à 6 %. La partie stockage et administration de serveur constitue une forte source de revenus avec 37 % du CA, en hausse de 8 %. Géographiquement, l’activité internationale représente désormais 51 % des revenus de Symantec, dont 29 % pour la région Europe (+4 %) tandis que l’Asie explose (22 % du CA contre 5 % en 2010).

Néanmoins, les bénéfices net accusent un ralentissement : 597 millions en 2011 contre 714 millions en 2010 (-16 %). « La rentabilité opérationnelle correspond aux attentes et sa baisse s’explique par les investissements consentis pour les acquisitions de Verisign, PGP et GuardianEdge [environ 1,7 milliard de dollars au total, NDLR], justifie Eric Soares, vice-président et directeur général pour l’Europe de l’Ouest. Et quand on regarde le travail réalisé d’intégration des technologies acquises dans notre portefeuille de solutions, nous en sommes plutôt contents. ».

Des intégrations qui permettent à Symantec de protéger aujourd’hui toute la chaîne de valeur de l’information, tant pour l’entreprise que le grand public. « C’est pour cette capacité à couvrir l’ensemble des risques, identifiés et non identifiés, que les clients nous accordent leur confiance », estime le dirigeant. Les revenus tirés sur la vente des licences continuent d’ailleurs d’augmenter, de 11 % sur le 4e trimestre, à 280 millions. Plutôt bon signe pour la stabilité financière de l’éditeur puisque les licences constituent une source de revenus qui se prolongent à travers les mises à jour et la maintenance.

2012 s’annonce donc sous les meilleurs hospices. « Nous prévoyons une hausse de 10 % sur le 1er trimestre [entre 1,57 et 1,59 milliards de dollars, NDLR] », avance Eric Soares. Le développement de Symantec sera notamment porté par les nouvelles solutions proposées pour les secteurs du cloud, de la virtualisation et de la mobilité. Notamment Symantec Endpoint Protection 12, présenté aujourd’hui, qui ajoute la protection des environnements virtualisés. L’optimisation de l’archivage dans ces environnements, par exemple, est aussi une tendance qui intéresse les prestataires comme EMC et VMware qui peinent à justifier les économies d’échelles ruinées par les besoins de stockage des solutions virtualisées.

Le développement de la mobilité, notamment l’introduction des tablettes en entreprise, passera certes par la protection du client mobile mais aussi par celle des données, de l’intégrité des identités, et de la gestion des serveurs pour l’entreprise. « Notre stratégie est de faire prendre conscience au client de s’occuper de toute la chaîne de valeur de l’information », ajoute Eric Soares. Une problématique qui passera peut-être par de nouvelles acquisitions. « Nous sommes toujours à la recherche de technologies pour apporter des réponses pertinentes aux problématiques de nos clients mais je n’ai aucune annonce à faire sur le sujet aujourd’hui. »


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