Ericsson se paie la 3G Nortel pour 1,13 milliard

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Le suédois emporte l’enchère et s’offre la division Carrier Networks spécialisée en haut et trèshaut débit mobile.

Dans la redistribution des gros fragments de l’ex-géant des télécoms canadien restait une grosse part : la téléphonie mobile haut débit. Finalement, Ericsson l’emporte et se dote des actifs CDMA (3G utilisée aux États-Unis) et LTE (très haut débit en devenir) pour la rondelette somme de 1,13 milliard de dollars, soit 795 millions d’euros.

Les enchères sont closes ! Le suédois aura donc dû augmenter son offre de 50 %, puisqu’il aurait proposé au départ 730 millions de dollars pour les équipements de téléphonie mobile Nortel Networks. De son côté, Nokia-Siemens Networks avait proposé 650 millions de dollars, et le fonds d’investissement américain MatlinPatterson (par ailleurs créancier du Canadien) avait surenchéri à 725 millions. Rappelons que le Canadien Research In Motion (RIM, fabricant du Blackberry) a avait été écarté des enchères pour voir proposé une offre mardi dernier, avant échéance… Il offrait tout de même 1,1 milliard de dollars !

Conserver des employés et la position Dans cet accord de rachat, Nortel récupère de grands contrats CDMA avec des opérateurs nord-américains : Verizon, Sprint, US Cellular, Bell Canada ou Leap. Par ailleurs, la corbeille contient aussi les activités LTE, ainsi que tous les brevets et licences CDMA et LTE. Ericsson tient à rassurer les clients et le marché : « Les clients de Nortel bénéficieront également de l’assistance sur l’infrastructure CDMA de Nortel déjà installée et de la migration à LTE. » Le suédois ajoute que cette acquisition : « … nous permet de mieux servir cette région au moment où nous construisons des partenariats pour le passage à la technologie LTE qui permet le très haut débit mobile. En outre, par l’ajout de près de 2.500 employés hautement qualifiés, dont environ 400 travaillent dans la recherche et le développement de la technologie LTE, Ericsson développe et renforce un engagement à long terme en Amérique du Nord. Cet accord, ainsi que notre accord récent de services managés avec Sprint, positionne véritablement Ericsson comme l’un des principaux fournisseurs de télécommunications en Amérique du Nord.» Effectivement, Ericsson devient de facto un acteur majeur sur le marché américain. Bien entendu, la conclusion de l’accord est soumise à l’accord du tribunal et des autorités de la concurrence canadienne.

La braderie continue… Victime de la crise et de la concurrence, Nortel Networks avait déposé le bilan en janvier, et annoncé le 19 juin le rachat de son activité Wireless Nokia-Siemens Networks pour 650 millions de dollars (457 millions d’euros). La semaine dernière, Avaya annonçait l’acquisition de la filiale de solutions pour entreprises de Nortel pour 475 millions de dollars (334 millions d’euros).

« Nortel poursuit la recherche des meilleurs repreneurs pour ses autres activités, » a déclaré Mike Zafirovski, le CEO de Nortel.


Auteur : José Diz
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