Ericsson supprime 6500 emplois dans le monde

Réseaux

L’équipementier Ericsson accélère son plan de restructuration avec 1500 nouvelles suppressions d’emplois pour compenser une chute vertigineuse de ses bénéfices.

L’équipementier Ericsson a annoncé la suppression de 1500 emplois

supplémentaires dans le cadre de son plan de restructuration. Amorcé en janvier 2009, ce plan qui s’étend jusqu’au deuxième trimestre 2010 prévoyait 5000 suppressions de postes à l’origine.

Au total, la restructuration portera sur 6500 postes. Numéro 1 du marché des équipementiers pour réseaux mobiles, Ericsson est confronté à une dangereuse chute de ses résultats. Au dernier trimestre 2009, le bénéfice net du groupe s’élève à 314 millions de couronnes (moins de 31 millions d’euros) contre près de 3,4 milliards de couronnes un an plus tôt. Soit 92 % de baisse.

Des résultats, que l’entreprise justifie par des éléments exceptionnels, largement inférieurs aux attentes des analystes qui s’attendaient à 3,23 milliards de couronnes. Ces éléments exceptionnels sont le fait de la situation économique qui a accéléré la baisse des investissements dans les réseau GSM de génération vieillissante mais qui n’ont pas été compensés par l’adoption du très haut débit et des réseaux de nouvelle génération (LTE notamment). Hors éléments exceptionnels, le bénéfice opérationnel limite sa baisse à 7,06 milliards de couronnes contre 9,2 milliards en 2008.

L’équipementier réseau supporte également les mauvais résultats de ses filiales Sony-Ericsson (fabricant de téléphones) et ST-Ericsson (spécialiste du sans-fil) pèsent à hauteur de 1,46 milliard de couronnes dans les comptes (contre 1,28 milliard en 2008).

Selon Ericsson, le plan de restructuration estimé entre 13 et 14 milliards de couronnes (1,3 et 1,4 milliard d’euros) doit faire économiser à l’équipementier suédois entre 15 et 16 milliards de couronnes annuelles à partir du second semestre 2010. Ericsson emploi 83 000 personnes dans le monde. Il doit en outre composer avec la concurrence des chinois Huawei et ZTe, du germano-finlandais Nokia Siemens Network et le franco-américain Alcatel-Lucent.


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