Ericsson voit son bénéfice fondre de 30%

Réseaux

L’équipementier estime néanmoins avoir échappé à la tempête financière

« Notre activité n’a pas été affectée par les turbulences financières au cours du trimestre »,assure le p-dg Carl-Henric Svanberg cité par le communiqué. « Mais dans les turbulences financières actuelles, il est difficile de prévoir comment les opérateurs réagiront et dans quelle mesure les dépenses de consommation en téléphonie seront affectées« , ajoute-t-il.

En attendant, les résultats d’Ericsson sont en baisse. Au troisième trimestre, le numéro un mondial des réseaux mobiles a vu son bénéfice fondre de 28% sur un an à 281 millions d’euros. Pour autant, le chiffre d’affaires progresse de 13%. Les ventes se sont accrues dans toutes les régions du monde, à l’exception de l’Europe de l’Ouest.

Les revenus de la branche multimédia ont augmenté de 10% et celui des services aux professionnels de 7%.« La construction de nouveaux réseaux ainsi que l’extension de réseaux existants dans tous les marchés à l’exception de l’Europe occidentale continue avec un accroissement particulièrement fort en Inde, en Indonésie, en Russie et au Brésil »,explique le groupe.

Les ventes en Europe ont baissé de 6% en glissement annuel et de 5% depuis le début de l’année, précise Ericsson. « L’Espagne, l’Italie et le Royaume Uni ont été particulièrement faibles, tandis que l’Allemagne et la région nordique ont montré un bon développement. Le 3G s’accélère », explique encore le p-dg.

Côté prévisions, Ericsson jour évidemment la carte de la prudence. « Nous avons une perspective positive à long terme pour notre secteur mais, en ce qui concerne 2009, nous continuons à anticiper un marché stable, et nous avons des mesures en place également pour des conditions plus difficiles »,estime le p-dg.

Rappelons que pour redresser la barre a annoncé l’année dernière un plan de restructuration avec l’objectif de parvenir à 4 milliards de couronnes d’économies par an. Le plan social sera massif : « Au total, on peut s’attendre à ce que le nombre de salariés soit réduit de 4.000 environ dans le monde entier », déclare Carl-Henric Svanberg.


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