Bruxelles dénonce les écarts de prix sur les appels mobiles

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Neelie Kroes Europe

La Commission européenne réaffirme la nécessité de créer un marché unique des télécoms et dénonce l’écart de tarifs des appels mobiles d’un pays de l’Union européenne à l’autre.

Après avoir annoncé une baisse des prix de l’itinérance mobile, Bruxelles a confirmé mercredi 7 août la nécessité d’un véritable marché unique des télécoms et dénoncé l’écart de tarifs des appels d’un pays de l’UE à l’autre.

Les plus grandes disparités ont été observées sur les communications mobiles nationales.

Le tarif d’un appel mobile aux Pays-Bas équivaudrait à 774% de celui qui est pratiqué en Lituanie, estime la Commission européenne. Le niveau de vie et la maturité économique des deux pays ne sont pas évoqués.

Pour Bruxelles, « ces écarts ne s’expliquent ni par les différences de qualité ou de prix de revient, ni par les différences de pouvoir d’achat entre États membres ».

Des données de 2011

Pour d’autres catégories de biens et services, ajoute l’institution, les écarts de prix au sein de l’Union sont « beaucoup plus faibles ». Pour l’achat d’un litre de lait, par exemple, l’écart serait de 43% d’un pays européen à l’autre. Cette proportion ne serait plus que de 11% pour l’achat d’un iPad.

La Fédération Française des Télécoms (FFTélécoms) a déploré sur son site Internet que ces « quelques chiffres mis en avant » par la Commission datent de 2011. Soit avant l’arrivée de Free Mobile en France qui a bouleversé le marché. À cette période, la France se classait parmi les pays où le coût des communications étaient le plus onéreux à 12,7 centimes d’euro la minute alors que la moyenne européenne se situait à 9,1 centimes (voir tableau ci-dessous).

Europe : écart prix des communications mobiles

La FTTélécoms, qui compte Orange, SFR et Bouygues Telecom parmi ses membres, regrette « surtout l’absence d’une méthodologie explicite », alors que se joue l’avenir du marché unique.

Le marché unique des télécoms, une priorité de rentrée 2013

« Les 28 marchés nationaux des télécommunications que compte l’Europe aujourd’hui ne constituent pas un avantage pour les consommateurs […] Il est donc essentiel d’agir rapidement pour mettre en place un véritable marché unique, afin que notre continent soit véritablement connecté », a déclaré Neelie Kroes.

La vice-présidente de la Commission européenne en charge de la stratégie numérique fait de la mise en oeuvre effective du marché unique des télécommunications une priorité.

Neelie Kroes, dont le mandat arrive à terme fin octobre 2014, présentera ses propositions dès septembre 2013.

Crédit photo © Igor Stevanovic -Shutterstock


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Auteur : Ariane Beky
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