Face à Google News, la presse opte pour la monétisation de ses contenus web

Sécurité

La presse hexagonale en ordre de bataille face à Google News. Avec le syndicat national de la presse quotidienne, elle annonce une plate-forme monétisée pour préserver ses contenus web du pillage.

Lasse de voir ses contenus pillés par Google News et face à la rumeur d’un service Newspass, la presse s’est trouvée un preux chevalier en la personne du syndicat national de la presse quotidienne (SPQN). Une seule devise (« vocation») : «le conseil et la défense des intérêts de la presse quotidienne nationale ».

Et cette vocation se verrait incarner via la création d’un kiosque numérique, un « moteur de recherche de référence sur l’actualité et une offre de bouquets payants multi-marques de presse » a indiqué le syndicat de la presse ce lundi 19 juillet, lors de son assemblée générale annuelle.

Le principe est simple, identique à celui du kiosque situé au bas de nos immeubles : un éditeur fixe le prix de sa publication, qui est ensuite vendue au numéro ou à l’abonnement.

L’union fait la force face à Google. Derrière le syndicat, de nombreux éditeurs bien sûr. Six quotidiens (Le Monde, Le Figaro, Libération, Les Echos, Le Parisien, L’Equipe) sont d’ores et déjà engagés dans un groupement d’intérêt économique pour construire la plate-forme. Chacun apportera sa quote-part, mais des financements sont recherchés. Selon les informations du Figaro, Orange et Microsoft ont ainsi été contactés.

L’objectif est d’ouvrir ce kiosque à la fin de l’année et de l’agrandir progressivement en y intégrant les quotidiens de la presse régionale et magazine.

Le projet a reçu le soutien de Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d’État à la Prospective et au Développement de l’économie numérique, présente lors de l’assemblée générale.


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur