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Facebook mise sur la sécurisation de Messenger, WhatsApp et Instagram

Parce que les internautes préfèrent désormais discuter dans Messenger ou WhatsApp plutôt que de poster sur leur page, Mark Zuckerberg a annoncé que Facebook allait améliorer ses services de messagerie en matière de cryptage et de confidentialité.

Mis en cause pour l’utilisation des données privées et les failles de sécurité, Facebook va donc lancer cet  immense chantier.

Trois actions pour transformer les messageries

Dans un billet posté sur son blog, Zuckerberg, détaille un plan en  trois volets.

D’abord l’interopérabilité pour que les trois messageries maison puissent discuter entre elles : Messenger, WhatsApp et Instagram.

Le projet démarre tout doucement avec la possibilité de répondre à des messages reçus dans Instagram depuis sa page Facebook. Ce qui prend des allures de test concerne uniquement les pages des entreprises et des organisations, et seuls les administrateurs des pages pourront répondre aux messages en provenance d’Instagram.

Avec ce premier pont entre deux de ses services, Facebook vise essentiellement les marques qui peuvent ainsi répondre depuis Facebook aux demandes de clients sur un produit posté sur Instagram.

Ensuite, il y a le caractère éphémère de certaines conversations mais aussi du stockage de certaines données. L’objectif est de réduire la durée de conservation des pièces jointes et autres messages postés sur ces plate-formes. Le tout en tenant compte de la législation de chaque pays, et la mise à disposition des données dans le cadre d’une enquête.

En mai dernier, Zuckerberg avait dévoilé «Clear History» lors de la conférence annuelle des développeurs F8. L’idée est de permettre aux utilisateurs du réseau social de pouvoir effacer leur historique Facebook mais d’importants obstacles techniques se seraient présentés au cours du développement. A titre d’exemple, Facebook organise les données de navigation sur le Web par date mais « clear history » les organise par profil d’utilisateur.

« Clear History » ne devrait donc être disponible en mode test que d’ici ce printemps.

Enfin, il y a bien sûr la sécurité avec du cryptage de bout en bout, et Zuckerberg reconnaît que Facebook part de loin, et que l’opinion aura besoin de services et de preuves fortes pour effacer une année 2018 catastrophique sur le plan de la confidentialité.

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