Facebook : hier un boulet, le mobile est aujourd’hui devenu un moteur

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Le réseau social voit son chiffre d’affaires bondir de 60 % en un an pour dépasser les 2 milliards de dollars. Une performance résultant de la progression des audiences et des revenus sur le mobile, hier présenté comme le point faible de Facebook.

Facebook génère désormais un dollar de revenu publicitaire sur deux via le mobile. Au cours de son troisième trimestre fiscal, le premier réseau social de la planète a engrangé 882 millions de dollars de chiffre d’affaires via la publicité sur mobile. C’est presque la moitié du total des recettes publicitaires de la société (1,8 milliard de dollars, soit 90 % du chiffre d’affaires total).

Par rapport au troisième trimestre 2012, les revenus sur mobile progressent de 226 millions, suffisant pour compenser la légère baisse des recettes publicitaires sur desktop.

Plus de 874 millions d’utilisateurs se connectent au moins une fois par mois sur mobile, une croissance de 45 % en un an. 507 millions l’ont fait quotidiennement au mois dernier.

Tous moyens d’accès confondus (PC, smartphones, tablettes), au 30 septembre, Facebook affirme que 728 millions d’internautes utilisent ses services au moins une fois par jour. C’est 25% de plus qu’il y a un an.

L’audience total du premier réseau social de la planète est désormais composée de 1,19 milliard d’utilisateurs (+18 % en un an).

Confortable bénéfice

Marqués par une forte hausse de son audience sur mobile et hors des Etats-Unis, les résultats financiers du réseau social ont dépassé les attentes des analystes.

Le réseau social a généré, sur la période du 1er juillet au 30 septembre, un chiffre d’affaires record, en hausse annuelle de 60 %, à 2,016 milliards de dollars.

Son résultat net s’élève à 425 millions de dollars, contrastant avec les pertes affichées un an plus tôt, en l’occurrence 59 millions de dollars (voir la synthèse des résultats au format PDF).

Un trésor de guerre de plus de 9 milliards

L’essentiel de l’activité se trouve toujours aux États-Unis, mais le potentiel de développement semble désormais résider à l’international : depuis septembre 2012, Facebook n’a recruté qu’un million de membres sur son marché domestique.

Au global, le revenu moyen par usager augmente : il atteint presque 2 dollars… et frôle les 5 dollars en Amérique du Nord, où la société de Mark Zuckerberg a développé davantage de services.

Les investissements ont effectivement été revus à la hausse : +45% entre 2012 et 2013, avec des dépenses dans l’infrastructure, les ressources humaines, mais aussi en R&D (369 millions de dollars).

Une enveloppe de 150 à 200 millions de dollars aurait en outre été réservée au rachat de la start-up israélienne Onavo, spécialiste de l’optimisation des données sur mobile.

Facebook dispose d’une réserve de 9,33 milliards de dollars qui pourrait être mise à contribution dans le cas d’une éventuelle acquisition de BlackBerry.

Les marchés ont positivement accueilli l’annonce de ces résultats. Ce mercredi, dans les échanges d’après-Bourse, l’action Facebook, cotée sur le Nasdaq, a brièvement atteint les 54 dollars (+11 %).


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