Facebook se met au « Lite »

Cloud

La version allégée de Facebook se destinerait plus à conquérir les marchés émergeants qu’à contrer Twitter. Pour cela, Facebook préfère élargir les fonctionnalités de son moteur de recherche.

C’est bien connu, l’été est la période des régimes. Y compris pour Facebook. L’entreprise au 250 millions de membres est en train de tester Facebook Lite, une version « allegée » de Facebook. Cette version dépouillée du service de réseautage (proche en ce sens de la version mobile), se veut plus légère et, donc, plus rapide à utiliser pour charger les données. Comme Facebook, la déclinaison Lite permet de consulter des profils, écrire des commentaires, rédiger du contenu, accepter de nouveaux amis, etc. Mais d’autres fonctionnalités plus gourmandes en ressources devraient rester inaccessibles (on pense aux applications, aux flux vidéo…). Azhar Chougle, testeur du nouveau service dont TechCrunch a récupéré des captures d’écran, confirme l’optimisation du site de réseautage. Facebook Lite « est tellement plus rapide [que Facebook] », déclare-t-il.

A qui s’adressera Facebook Lite? Aux utilisateurs qui ne disposent pas d’une bande passante assez large pour profiter confortablement de Facebook, selon ses dirigeants. Ainsi qu’aux nouveaux utilisateurs qui souhaiteraient s’initier à Facebook à travers une approche simplifiée. L’entreprise de Palo Alto est d’ailleurs en train de faire tester Facebook Lite en Inde, pays où le haut débit est loin d’être la norme tout en offrant un réservoir d’internautes (et donc un marché) en pleine expansion. Sur les 2,2 milliards d’internautes attendus pour 2013, un tiers devrait se situer en Inde.

Facebook Lite servirait donc plus comme outil de conquête des marchés émergeants plutôt que d’arme anti Twitter, le site de microblogging qui, lui, connaît plus des problèmes d’attaques que de lourdeur d’utilisation. En revanche, l’acquisition de FriendFeed et, tout aussi récemment, le nouveau moteur de recherche de Facebook, participent bien à concurrencer Twitter.

Après un mois de test, Facebook a en effet élargi à l’ensemble des utilisateurs une nouvelle version de son moteur interne. Celle-ci permet de remonter jusqu’à 30 jours la recherche dans les mises à jour du statut aussi bien sur les messages et commentaires postés mais aussi sur les liens, images et vidéo partagés par les « amis », ainsi que sur les pages dont l’utilisateur s’est déclaré « fan ». La recherche s’étend également aux contenus des utilisateurs qui ont décidé de rendre accessibles à tous leurs données, qu’ils soient en relation directe ou non avec l’utilisateur qui effectue la recherche. De nouvelles fonctionnalités qui s’inspirent visiblement du succès de Twitter, lequel permet de rechercher des informations en quasi temps réel sur des sujets précis. Une nouvelle tendance du web à laquelle Microsoft s’intéresse également à travers son moteur Bing.


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur