La filiale mobile de SoftBank mijote son introduction en Bourse

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Le fruit de l’IPO de l’opérateur mobile SoftBank Corp permettrait au conglomérat japonais SoftBank Group de clarifier ses investissements diversifiés dans le monde.

Le conglomérat SoftBank Group étudie différentes options pour dynamiser le financement dans les technologies, entre les télécoms et le numérique et ses investissements de diversification (notamment à travers le méga-fonds Vision Fund).

Le groupe japonais, fondé et dirigé par Masayoshi Son, prépare l’introduction en Bourse (IPO) de sa filiale mobile nationale SoftBank Corp, qui dispose de 33 millions d’abonnés. Il est en concurrence avec deux autres géants du mobile : NTT DoCoMo et KDDI.

La Nikkei Asian Review avait déjà évoqué cette piste mi-janvier. SoftBank vient de confirmer l’étude de cette option qui vise à clarifier les rôles et valorisation du groupe et de sa filiale.

Une entité très lucrative… La filiale mobile SoftBank Corp pèse un tiers du chiffre d’affaires total du groupe et deux tiers de ses bénéfices. Une fois cotée, l’opérateur resterait « une importante filiale consolidée » de la société.

La société holding Internet et télécoms japonaise n’a pas précisé les termes de l’opération. Mais elle déclare se réserver le droit de renoncer au projet en fonction des conditions de marché.

Selon le quotidien financier Nikkei, le groupe envisagerait de coter 30% du capital de SoftBank Corp. Une IPO qui pourrait rapporter à la société holding l’équivalent de 18 milliards de dollars.

Par ailleurs, SoftBank utiliserait le produit de l’IPO pour « améliorer son bilan » et investir dans des sociétés technologiques au-delà des télécoms. On connaît  l’appétit de Masayoshi Son en la matière.

SoftBank dispose d’une part de 29% dans le capital du géant de l’e-commerce chinois Alibaba et de 43% dans le portail de services Internet Yahoo Japan Corp.  Il monte aussi en puissance dans le capital de la plateforme Uber (app de transport de personnes en mode VTC).

Pour conforter sa « stratégie de croissance », le groupe veut aussi réaliser d’autres acquisitions d’ampleur, après celles du fabricant britannique de semi-conducteurs ARM (2016) et de l’opérateur mobile américain Sprint (2013).

Les domaines sont très variés. Citons par exemple la robotique avec les rachats de Boston Dynamics (détenu par Google) et du français Alderaban (concepteur du robot assistant Nao).

Et les incursions se poursuivent sur des thèmes porteurs comme l’internet des objets (IoT) et l’intelligence artificielle (IA).

La dynamique engagée à travers SoftBank Vision Fund est également impressionnante. Ce fonds de plus de 93 milliards de dollars a été lancé en 2016, avec le soutien du fonds souverain de l’Arabie saoudite et d’entreprises du  numérique influentes comme  Apple.

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(crédit photo : SoftBank)

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Auteur : Ariane Beky
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