Fin de la pub sur France Télé : une taxe sur les mobiles, les TV, les PC

Régulations

Ce qui permettrait d’alléger la  taxe sur les FAI et les opérateurs mobiles ?

Changement radical de direction dans l’épineux dossier de la suppression de la publicité sur les chaînes de France Télévisions. Après avoir évoqué une taxe sur les revenus publicitaires des chaînes privées et sur le chiffre d’affaires des FAI et des opérateurs mobiles, le gouvernement nous sort un nouveau lapin de son chapeau.

Face au tollé chez les acteurs télécoms, le gouvernement aurait décidé, selon les Echos, de nuancer cette piste et de taxer également les produits électroniques recevant la télévision, à savoir les TV, les mobiles et les PC. Une taxe plus facile à faire passer puisque les fabricants de ces appareils sont quasiment tous asiatiques…

Cette taxe pourrait atteindre entre 1 et 2% du prix de vente des appareils, croît savoir le quotidien économique et rapporterait entre 170 et 340 millions d’euros par an.

Mais pour compenser l’arrêt de la publicité sur France Télévisions, ce sont 800 millions à 1 milliard d’euros par an qu’il faudra trouver. Traduction, les revenus publicitaires des chaînes privées seront bien taxés, ainsi que les FAI et les opérateurs mobiles, mais ces taxes seront un peu plus douces.

D’autres prises de financement sont également envisagées : taxer les radios privées, la publicité hors-média… Autant d’alternatives pour éviter de plomber le secteur des télécoms et des chaînes privées qui a eux deux n’auraient pas suffit à compenser le manque à gagner, estime les spécialistes.

Pour autant, si les fabricants d’électronique ont moins d’influence que les opérateurs télécoms, faire accepter cette taxe sera difficile. car les appareils électroniques sont déjà bien ponctionnés : taxe pour la copie privée (pour de nombreux appareils à capacité de stockage), écotaxe…

“C’est un mauvais coup pour la filière au moment où nous renouvelons tout le parc avec de nouveaux formats. Je ne comprends pas comment le gouvernement peut imaginer cette nouvelle ponction alors que nos produits sont déjà prélevés deux fois au titre de la taxe pour copie privée et de l’écotaxe”, s’emporte Bernard Heger, délégué général du Simavelec, le Syndicat des industries de matériels audiovisuels et électroniques.

Encore une fois, on pourra s’étonner du côté précipité de cette décision (qui doit encore être confirmée), impactant tout un secteur et au final le consommateur qui paiera donc deux fois pour financer l’audiovisuel public : à travers le redevance et cette taxe sur les appareils électronques. Pour améliorer le pouvoir d’achat, on fait mieux.


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