Food Trust : Carrefour rejoint l’écosystème blockchain d’IBM

Après 18 mois de tests, IBM a annoncé le lancement officiel d’IBM Food Trust. Basé sur la technologie blockchain, ce service doit permettre de tracer les produits alimentaires de manière efficace et transparente.

La blockchain pour assurer la transparence

Big Blue en a également profité pour annoncer que Carrefour rejoignait son écosystème.

C’est en 2016, qu’IBM avait annoncé pour la première fois IBM Food Trust. Présenté comme une technologie reposant sur la blockchain, ce service permet de suivre toutes les étapes d’un produit alimentaire : de sa production à sa distribution.

Une chaîne de confiance pour les utilisateurs et un élément marketing que les utilisateurs de Food Trust ne manqueront pas de mettre en avant.

Avec 12 000 magasins répartis dans 33 pays, le groupe de distribution français Carrefour veut d’ailleurs faire de Food Trust un allié dans sa stratégie « d’excellence alimentaire ». Laurent Vallée, Secrétaire Général de Carrefour, estime « qu’être un membre fondateur de la plateforme IBM Food Trust est une formidable opportunité pour Carrefour d’accélérer et d’élargir l’intégration de la technologie blockchain à nos produits afin de fournir à nos clients une traçabilité sûre et incontestable ».

L’écosystème sera initialement appliqué à certains de ses propres produits estampillés Carrefour.

Concrètement, ayant été utilisée lors de toutes les transactions, la blockchain va ici permettre de connaître la provenance des produits en l’espace de quelques secondes. De quoi stopper nette la distribution d’un produit en cas du moindre doute sur son origine par exemple.

Technologie sous-jacente du Bitcoin, la blockchain se présente comme un livre de compte virtuel dans lequel sont enregistrées toutes les transactions, à condition qu’elles aient été validées par toutes les parties.

« La valeur actuelle de la confiance réside dans la transparence et elle est obtenue dans le domaine de la sécurité alimentaire lorsque la responsabilité est partagée », a soulignéBridget van Kralingen, senior vice president, IBM Global Industries, Clients, Platforms and Blockchain. « Cette approche collaborative est la manière dont les membres d’IBM Food Trust ont démontré que la blockchain pouvait renforcer la transparence et apporter des améliorations significatives à la traçabilité alimentaire. En fin de compte, cela procure des avantages économiques aux participants et un produit meilleur et plus sûr aux consommateurs. »

Des modules SaaS

Rejoignent également Food Trust : les coopératives Topco Associates et Wakefern, qui regroupent plus de 15 000 magasins dans le monde, ainsi que les fournisseurs BeefChain, Smithfield et Dennick Fruit Source.

Mais Food Trust a aussi déjà séduit des multinationales telles que Nestlé, Kroger, Tyson Foods, Kroger et Unilever.

Concrètement, les fournisseurs peuvent alimenter gratuitement le réseau IBM Food Trust avec des données. En revanche, des modules de logiciel en tant que service (SaaS) sont disponibles pour les petites, moyennes et grandes entreprises à partir de 100 dollars par mois par mois. Ce montant est indexé sur le chiffre d’affaires de la société et peut atteindre 10 000 dollars par mois.

Ces modules incluent Trace, qui trace les produits pour la sécurité, et Certifications, pour vérifier la provenance des certificats numériques. Pour l’aspect logistique, il y a aussi Data Entry and Access, qui gère les données sur la blockchain.

(Photo : Remise du prix transformation Cloud à l’équipe Carrefour)

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