Forum Intégration : BEA cherche la plate-forme universelle

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BEA Systems, leader mondial des solutions d’infrastructure applicative, dote son approche ‘Liquid Computing’ d’une plate-forme dite “standard”

BEA fait honnêtement un constat d’échec: celui de la majorité des projets d’EAI (

Enterprise application integration) ces dernières années. En cause, l’hétérogénéité des ambitions et des technologies, dont celles propriétaires encore trop répandues, des problèmes d’intégration des équipes et une approche trop orientée “applications”. Cette situation d’échec a rendu les entreprises prudentes, déçues par la dispersion des investissements. Tout ceci a entraîné l’inverse du but recherché: une augmentation des coûts. Ce qui d’ailleurs a poussé les entreprises à adopter une démarche d’EAI tactique, plus à même de leur assurer un retour sur investissement. Pour Daniel Pacyga, directeur des ventes Intégration & Plate-forme du leader mondial des solutions d’infrastructure applicative, de ce constat émerge une nécessité : “Il faut rationaliser sur des concepts génériques“. En clair, il faut suivre le mouvement qui entraîne les éditeurs de solutions et l’appliquer à l’EAI : adopter et imposer les standards. En ligne de mire, normer les couche d’une infrastructure qui s’imposera alors elle-même comme un standard. Pour cela, BEA s’est rapproché de la majorité des plus grands acteurs du marché, IBM, Microsoft, SAP et Siebel, qui se sont mobilisés autour du projet. Au c?ur, BPEL, dévoilé en mai 2003, environnement de modélisation de processus indépendants. Et nous voici donc devant un nouveau socle. “C’est une infrastructure de compatibilité non liée à des technologies propriétaires, à laquelle nous avons apporté une adaptabilité vers des architectures orientées services, orientées métiers“. Cette plate-forme associe aux Web services, le transactionnel, l’‘adressing’, l’évènementiel et le ‘middleware‘ (logiciels d’infrastructure). Du côté des standards, on retrouve J2EE, XLML, XQuery, JMS (middleware), JCA (connecteurs). BEA répond alors aux attentes des utilisateurs échaudés par les freins de l’hétérogénéité et attirés par une plateforme qui se veut universelle. “C’est un socle de présentation des process métier, avec une souplesse de productivité, puisque nous ne cherchons plus seulement à travailler autour des applications“. L’éditeur ambitionne de devenir la seule solution d’EAI indépendante, proposant “la compatibilité des solutions sur une plate-forme commune et structurée.” Mais il précise aussitôt: “Nous ne voulons pas confiner l’EAI à l’EAI“. C’est pourquoi BEA complète son offre d’une approche portail et de solutions de mobilités. Avant d’aller plus loin, rendez-vous en 2005 !


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