France: les télécoms au ralenti

Régulations

Les derniers chiffres de l’ART montrent une progression assez faible du marché. Le fixe continue à s’enfoncer, le mobile à s’envoler

Au premier trimestre 2003, le marché français des télécoms arrive à peine en territoire positif avec une progression de 1,2% sur un an pour atteindre 8,5 milliards d’euros. L’Autorité de régulation des télécoms (ART), qui publie ces chiffres, constate que cette faible croissance est essentiellement due à un marché de la téléphonie fixe qui poursuit sa descente aux enfers.

Avec 34 millions de lignes fixes, le chiffre d’affaires du secteur est en repli de 4% et le volume du trafic est également en baisse de 4,6% sur un an. Malgré le succès du dégroupage (4,5 millions d’abonnés soit une augmentation de 43% sur un an) qui permet de présélectionner un autre opérateur que France Télécom, le marché du fixe continue à décliner. Le mobile génère un tiers de l’activité Si le fixe baisse, la téléphonie mobile poursuit mécaniquement son essor. Et se confirme comme le levier principal de la croissance du marché. “Avec un chiffre d’affaires de 3,1 milliards d’euros au premier trimestre, le mobile constitue plus du tiers du marché total des télécoms”, souligne l’ART. On dénombre 39 millions de mobiles à la fin du trimestre, soit un taux de pénétration de 64,5%. La facture moyenne d’un abonné est de 26,8 euros (+8,6%) et 126 minutes de communication et 17 SMS par mois. Du côté d’Internet, le haut débit et surtout l’ADSL poursuit son insolente croissance. Deux millions de français surfent à haut débit- dont 90% avec l’ADSL. Le chiffre d’affaires du haut débit représente désormais 44% des recettes Internet contre 22% il y a un an.


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