France: mobiles et haut débit tirent le marché

Régulations

Selon le dernier observatoire de l’ART, le marché français des télécoms a progressé de 4,5% au deuxième trimestre

Le marché français des télécoms vit aujourd’hui une rupture avec, pour la première fois, la prédominance de l’internet haut-débit face au bas débit et une téléphonie mobile qui fait jeu égal avec le fixe.

Le secteur a progressé de 4,5% au deuxième trimestre à 8,66 milliards d’euros, selon les derniers chiffres publiés par l’ART (Autorité de régulation des télécoms). La téléphonie fixe reste le premier contributeur du marché avec un chiffre d’affaires de 3,38 milliards d’euros. Mais cette activité est en perte de vitesse trimestre après trimestre: -3,2% sur un an. Au point de se faire quasiment rattraper par la téléphonie mobile qui poursuit son inéxorable croissance. Le chiffre d’affaires des mobiles est en hausse de 12,7% à 3,21 milliards d’euros. Le revenu par abonné (élément essentiel compte tenu de la saturation du marché) progresse de 8% à 27,4 euros par mois. Il semble certain que le prochain trimestre marquera l’avènement des mobiles face au fixe en termes de revenus. Le haut débit représente 50% des revenus Internet Sur le marché de l’Internet, le retournement entre bas débit et haut débit s’est déjà effectué. Au deuxième trimestre 2003, les revenus générés par le haut débit en France ont représenté 50% du chiffre d’affaires internet des opérateurs télécoms. Sur cette période, le haut débit a rapporté au total 165 millions d’euros, alors que le bas débit a généré 148 millions, soit 40% du marché. Un chiffre en recul de 23% par rapport à l’année dernière sur le même trimestre. Les derniers 10%, soit 20 millions d’euros, proviennent de “revenus divers”. “Les revenus de l’internet à haut débit sont pour la première fois supérieurs à ceux de l’internet bas débit”, commente le régulateur. Pour autant, le nombre d’abonnés haut débit ne dépasse pas encore celui du bas débit: le premier est constitué de 2,2 millions d’abonnés (2 millions en ADSL) le second représente toujours 7,3 millions d’abonnés.


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