France Télécom: 8.000 postes seront supprimés en 2005

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L’opérateur historique se veut rassurant: il n’y aura pas de licenciements secs. En 2004, 12.500 postes avaient déjà été supprimés

Départs volontaires, départs à la retraite ou transferts dans la Fonction Publique: France Télécom veut encore réduire la voilure !

8.000 postes seront supprimés dans le monde, sur un total d’environ 203.500. Mais l’opérateur s’est engagé : “Aucun de ces départs n’est un licenciement“. En France, où France Télécom emploie 122.900 salariés, la suppression de postes devrait se chiffrer à 5.500 emplois, solde de 8.500 départs compensés par 3.000 recrutements. Car 300 personnes seront embauchées dans la recherche, 300 sur le réseau, et 1.800 contrats à durée indéterminée (CDI) à temps partiel sur des fonctions commerciales afin d'”adapter l’activité aux flux de clientèle”, et 600 sur d’autres métiers, dont le marketing. Dans ce contexte, France Télécom a prévu d’ouvrir en 2005 une centaine de boutiques commerciales en France. Les fonctionnaires restent majoritaires chez FT, avec environ 95.000 postes, rappel historique d’une entreprise au statut particulier, qui voici quelques années encore était assimilée à une administration. Ces nouvelles suppressions d’emplois viennent s’ajouter aux nombreux départs effectués depuis l’arrivée de Thierry Breton à la tête de l’opérateur. En 2004, 12.500 postes ont été supprimés. En 2003, la réduction des effectifs avait concerné 13.100 postes dans le monde dont 7.800 en France. Le patron de France Télécom applique son programme: rationalisation des dépenses (formation et salaires) et départs à la retraite en vue d’une réduction sensible des effectifs. Sensible en effet: le groupe comptait 246.000 salariés en 2002, 203.500 en 2004, ils seront moins de 200.000 cette année.


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