France Télécom: des stock-options pour les dirigeants

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Lors de l’assemblée générale du 1er septembre, le groupe veut faire voter l’attribution de stock-options en faveur des cadres dirigeants, jusqu’à hauteur de 2% du capital, soit une valeur de 1 milliard d’euros… Mesure sociale?

Retour de crise. Avant que la cote en Bourse ne revienne à des valeurs confortables (60 à 90 euros, qui sait?), il fallait bien trouver un levier pour remotiver un management souvent décrit comme attentiste. A la différence de ses filiales (Equant, Wanadoo ou Orange), la maison mère n’a jamais pu proposer de stock-options à ses salariés. Le principe en avait été discuté en 1997, mais un rapport de Michel Delebarre (député du PS) avait considéré que ce serait pratiquer une ségrégation au sein du personnel.

Lors de la ré-intégration d’Orange, les stock-options que les cadres ont pu détenir vont devoir être reconverties en actions ou être payées ‘cash’. Mais pour Wanadoo, une première brèche fut ouverte: le principe des options convertibles a été introduit à hauteur de 0,4% du capital de la maison mère. Comme il est prévu de ne pas dépasser 2% du capital, il reste donc 1,6% à distribuer. Une question d’égalité de… traitement Tous les responsables d’Orange, également détenteurs de stock-options, sont donc concernés par cette résolution qui devra être votée par le conseil d’administration. Dès lors, il n’était plus équitable de ne pas étendre la mesure aux cadres dirigeants de la maison mère. C’est l’argument qui aurait fait fléchir Bercy. Les bénéficiaires seront choisis par le conseil d’administration: “Ils devront être membres du personnel ou mandataires sociaux de la société ou des groupements qui lui sont liés (…)“. Il reste à attendre la réaction des syndicats, car France Télécom est toujours majoritairement contrôlé par l’Etat, du moins pour quelques mois encore.


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