France Télécom toujours intéressé par Wind

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Le français envisagerait de soumettre une offre par échange d’actions sur 100% de l’opérateur italien de téléphonie selon la presse transalpine

L’opérateur télécom italien Wind est une nouvelle fois au centre des spéculations financières et boursières. Et encore une fois, le nom de France Télécom est cité comme supposé repreneur.

Selon le quotidien italien Il Sole 24 Ore, France Télécom envisagerait de soumettre une offre par échange d’actions sur l’opérateur italien qui appartient au groupe Enel. L’opérateur français proposerait de reprendre la totalité de Wind contre environ 14% de son capital, poursuit le quotidien, qui précise que le directeur financier de France Télécom, Michel Combes, et celui d’Enel, Fulvio Conti, se sont rencontrés le 7 janvier. Cependant le groupe français ne serait pas en mesure de faire son offre avant juin afin de ne pas risquer une dégradation de sa note d’endettement. A cette date, selon le journal, les résultats du premier semestre auront renforcé son profil financier et lui permettront de présenter une offre. Interrogé, un porte-parole d’Enel ne faisait aucun commentaire. L’intérêt de France Télécom sur Wind n’est pas nouveau. Des rumeurs d’une reprise à 100% avaient déjà circulé en novembre 2004. Il faut dire que les deux opérateurs ont une histoire commune. On se souvient que France Télécom, pressé de reconstruire sa trésorerie, avait cédé ses parts dans Wind (26%) il y a deux ans, à Enel. Le montant de la vente s’était élevé à 1,5 milliard. Enel et France Télécom s’étaient alliés il y a six ans pour lancer Wind, le deuxième opérateur télécoms italien. Ce dernier est devenu le numéro trois des mobiles en Italie (8,1 millions d’abonnés) et le numéro deux de la téléphonie fixe. Pour autant, France Télécom n’est pas le seul sur l’affaire. Six fonds d’investissement sont candidats à l’entrée au capital de Wind. Sans oublier, Cesare Romiti. Le consortium emmené par l’homme d’affaires italien travaille à une nouvelle offre pour Wind. Et cette offre pourrait être astronomique. La première proposition de Cesaere Romiti valorisait en effet l’opérateur italien à 12 milliards d’euros! Nul doute que quelques milliards supplémentaires seront mis dans la balance. Enel avait rejeté la première proposition, la jugeant en deçà de ses attentes. Le groupe industriel explique qu’une introduction en Bourse reste son choix de prédilection, tout en restant disposé à examiner d’autres propositions pour autant qu’elles valorisent Wind de manière “adéquate”. Wind, lourdement endetté, est le troisième opérateur italien de téléphonie mobile mais peine dans la téléphonie fixe face à l’hégémonie de Telecom Italia. Son endettement s’élevait à 6,6 milliards d’euros à la fin septembre. Les analystes évaluent l’opérateur à quelques quatre milliards d’euros. Le groupe a réalisé en 2003 un chiffre d’affaires de 4,383 milliards d’euros, en hausse de 11,8% sur 2002 et a subi une perte nette de 588 millions en 2003, réduite par rapport aux 900 millions perdus en 2002. La société prévoit d’atteindre un résultat net positif pour 2005.


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