France Télécom va récupérer 3 milliards de ses ‘Pages Jaunes’

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L’opérateur estime que l’activité annuaire n’est plus au coeur de sa stratégie. C’est le moment de récupérer plus de 3 milliards…

L’information, révélée par

la Tribune avait été démentie par France Télécom il y a une semaine. Elle se vérifie pourtant aujourd’hui. L’opérateur historique va bien céder tout ou partie de sa participation de 54% dans Pages Jaunes. Pourtant rentable (elle a enregistré en 2005 une augmentation de 22% de son bénéfice net à 261,7 millions d’euros), cette filiale ne correspond plus au nouveau positionnement du groupe. “Le Conseil d’administration de France Télécom a relevé que la poursuite des activités de PagesJaunes au sein du Groupe France Télécom n’est pas au coeur de la stratégie de France Télécom et qu’en conséquence, le maintien d’une participation majoritaire dans PagesJaunes Groupe n’est pas nécessaire à la mise en oeuvre de cette stratégie”, explique le groupe dans un communiqué. Et de poursuivre: “Aussi, le Conseil d’administration de France Télécom a approuvé la proposition de la direction générale de France Télécom de préparer un désengagement partiel ou total de PagesJaunes Groupe”. Il faut dire qu’“Il existe très peu de synergies entre les deux groupes”, souligne un banquier interrogé par la Tribune. Ce dernier rappelle également que France Télécom est un des derniers opérateurs européens à encore détenir sa filiale d’annuaires. L’opération pourrait rapporter 3 milliards d’euros à France Télécom. Elle permettrait également à Pages Jaunes d’être plus libre de ses mouvements, notamment dans le cadre d’acquisitions afin de contrer les acteurs du Net ou du mobile. “C’est une bonne nouvelle pour Pages Jaunes. Cela va lui permettre d’avoir les mains plus libres pour faire des acquisitions dans la mesure où sa dette ne sera plus consolidée dans les comptes de France Télécom”, estime Edouard Camblain, de la Société générale, interrogé par Reuters. Un point de vue qui n’est pas partagé par les syndicats. Sud PTT a dénoncé ce projet de cession affirmant que les “3.600 salariés” du groupe avaient “tout à craindre” de cette opération.


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