Free vaut 10 milliards d’euros

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Xavier Niel, patron d'Iliad, présente l'offre mobile de Free

La capitalisation boursière d’Iliad s’approche de la moitié de celle de France Télécom. Et les recrutements dans le mobile sont supérieurs à la moyenne.

La capitalisation boursière d’Iliad, maison mère de Free, a dépassé les 10 milliards d’euros la semaine dernière, pour retomber légèrement sous cette barre symbolique vendredi à la cloture de la Bourse, a noté Les Echos.

Soit près de la moitié du groupe France Télécom-Orange (21,7 milliards) dont le titre ne cesse de s’effriter alors que celui du quatrième opérateur mobile grimpe de manière impressionnante : +80% en un an. Et plus que les 6,8 milliards du groupe Bouygues dans son ensemble.

Porté par l’offre mobile

Iliad a évidemment été porté par le lancement de son offre mobile, début 2012. Une véritable onde de choc qui permet à Free de recruter à tout va (plus de 5 millions d’abonnés en moins d’un an), notamment grâce à un abonnement à 2 euros les, aujourd’hui, 2 heures de communications. Un forfait inégalé à ce jour d’autant qu’il est gratuit pour les abonnés Freebox. Une offre attractive qui a relancé les recrutements dans le fixe (plus de 500 000 nouveaux clients en un an).

Malgré cette impressionnante célérité à faire le plein d’abonnés, les recrutements mobiles se poursuivent à un taux supérieur à la moyenne. Toujours selon le quotidien économique, les statistiques de portabilité des numéros sont supérieures à 40 000 par semaine chez Free Mobile alors qu’elles se limitent à 15 000 chez Orange et Bouygues Telecom, 20 000 chez SFR.

Maintenir l’attractivité

Il faut dire que Free sait entretenir l’attractivité de son offre. Fin 2012, l’opérateur doublait la durée d’appel de son forfait à 2 euros. Le mois dernier, il profitait de l’anniversaire de la Révolution des œillets pour ouvrir son forfait Free mobile 3 Go au Portugal. Tout récemment, les deux forfaits mobiles se sont vus enrichis de nouveaux services pour gérer les appels.

Il n’en reste pas moins que l’avenir de Free Mobile passera dans la capacité du groupe à construire son réseau mobile et abandonner, à terme, sa dépendance au réseau de l’opérateur historique avec lequel il entretien un accord d’itinérance. Et à lancer son offre 4G. Au premier mai, Iliad comptait plus de 500 antennes 4G en attente d’activation et 2453 stations 3G.


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