Nucléaire : le CEA retient Bull pour le supercalculateur japonais de Rokkasho

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Bull va fournir un troisième supercalculateur pétaflopique. Il sera dédié à l’étude des plasmas et des matériaux dans le cadre de la fusion contrôlée.

La recherche sur la fusion nucléaire contrôlée va franchir une étape avec l’installation d’un nouveau supercalculateur à Rokkasho (Japon), au sein de l’IFERC (International Fusion Energy Research Center).

Cette machine effectuera des tâches de modélisation et de simulation dans le cadre du programme de recherche dit de l’Approche Élargie, qui regroupe le F4E (Fusion For Energy) côté Europe et la JAEA (Japan Atomic Energy Agency) côté Japon. Le CEA a opté pour un supercalculateur bullx, qui proposera une puissance crête de 1,3 pétaflops. Ce sera la troisième machine pétaflopique fournie par Bull après le Tera-100 du CEA (déjà en fonctionnement) et le Curie du GENCI (qui sera finalisé en octobre).

L’installation de la machine de l’IFERC débutera en juin. Elle comprendra 4410 serveurs lame bullx totalisant 8820 processeurs Intel Xeon Sandy Bridge, soit 70.560 cœurs dédiés au calcul. Le supercalculateur sera doté de plus de 280 téraoctets de mémoire vive, d’un système de stockage à haut débit dépassant les 5,7 pétaoctets et d’un système de stockage secondaire de 50 pétaoctets. Le tout devrait être mis en fonctionnement en janvier 2012.

Cette machine colossale s’appuiera sur un système d’exploitation Linux et les outils de la suite Bull, dont un système de fichiers distribué basé sur Lustre.


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