Gemalto veut s'offrir les services mobiles de NXP

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Après l’échec Wavecom, le français change de cible

Les technologies sans-contact ou NFC (Near Field Communication) sont promises à un bel avenir et Gemalto, le géant des cartes à puces et de la sécurité, entend renforcer ses positions dans ce secteur.

Le français annonce son intention de reprendre les activités services mobiles NFC du fondeur NXP (ex-Philips semiconductors). La technologie Mifare utilisée par NXP est très présente dans les domaines des transports et de la billetterie. Le montant de l’offre n’a pas été communiqué.

Cette acquisition vise à accélérer l’adoption de la technologie NFC, développée par NXP, dans les infrastructures sans contact, précisent-elles dans un communiqué. Au cours des derniers mois, de nombreux tests ont été effectués autour de cette technologie, notamment en France et en Angleterre. Elle permettra notamment à Gemalto d’améliorer l’efficacité et la sécurité du téléchargement de billets et d’abonnements de transports sur le téléphone mobile, ajoutent-elles. “Nous pensons que le secteur des transports sera un débouché privilégié pour les téléphones NFC et stimulera l’adoption de cette technologie. Mifare fait figure de référence pour le sans-contact dans les transports et nous nous réjouissons de cette opportunité d’ajouter cette fonctionnalité à notre plate-forme de services (…)”, déclare Olivier Piou, directeur général de Gemalto, dans le communiqué.

Le NFC est décidément un levier de croissance pour Gemalto. En février dernier, le groupe annonçait déjà un accord avec Inside pour la création d’une nouvelle puce NFC baptisée MicroRead. Elle est conforme aux spécifications de l’ETSI (European Telecommunications Standards Institute) et de la GSMA (l’association mondiale des opérateurs mobile).

Après l’échec de l’OPA sur Wavecom, Gemalto compte bien boucler cette acquisition au deuxième trimestre. Rappelons que le français proposait 110 millions d’euros pour ce spécialiste du M2M (Machine to Machine) mais s’est fait couper l’herbe sous le pied par Sierra Wireless qui a offert 218 millions d’euros.


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