Gemplus: un blocage social désastreux

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Le leader de la carte à puce déjà embourbé dans des ennuis judiciaires doit désormais affronter une grève qui dure depuis une semaine

Pas de répit pour Gemplus. Un mois après la nomination d’experts pour auditer le groupe et alors que le gendarme de la bourse, la COB, mène toujours une enquête sur les transactions douteuses entre la société et ses filiales américaines, Gemplus doit affronter la première grande grève de son histoire.

La quasi totalité des salariés des sites de production de La Ciotat et de Gémenos sont en arrêt de travail depuis le 5 mai dernier. Les grévistes réclament une augmentation salariale de 5,5%, une prime de 1.500 euros et une stabilité des effectifs sur trois ans. Insuffisant Après une semaine de conflit, dont les conséquences sur les livraisons commencent à se faire sentir, la direction a décidé de faire un pas. Elle accorde les 5,5% d’augmentation et une prime de 800 euros, “sous conditions et en deux fois”. Le maintien des effectifs a été remplacé par un “maintien des volumes de production sur trois ans”. C’est insuffisant pour les syndicats. Ils ont décidé de reconduire le mouvement. Les très mauvais résultats du groupe pour le premier trimestre 2003 -à savoir 38 millions d’euros de perte et des ventes en chute de 12,6%- n’ont pas eu l’air de peser bien lourds dans les choix des syndicats.


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