Comment la génération Z dope l’économie numérique

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Plus « agile » et créative que d’autres, la première génération née à l’ère numérique va bousculer le travail et l’économie. Oxford Economics fait le point.

La génération Z, dont les perspectives sont floutées par la pandémie, se trouve encore majoritairement à la « périphérie » du marché du travail. Ses talents devraient pourtant largement alimenter la croissance économique de la décennie à venir.

C’est le principal enseignement d’un rapport prospectif basé sur les modélisations et les résultats obtenus auprès de « tierces parties » par Oxford Economics à la demande de Snap Inc, éditeur américain de l’application de partage de photos et de vidéos Snapchat.

Que retenir de cette analyse ?

D’après Oxford Economics, le nombre d’individus « en activité » de la génération Z (ceux nés entre 1997 et 2010) dans les six pays étudiés* devrait tripler pour atteindre 87 millions d’ici 2030. Ils représenteraient alors 30% de la population active des marchés concernés.

En France, leur empreinte sur le marché du travail devrait aussi logiquement s’étendre. Ils seraient ainsi 7,8 millions de professionnels en 2030, soit environ 26% de la population active du pays, contre 7% en 2019.

Or, la génération Z est plus susceptible de se considérer comme « agile, créative et curieuse » que les générations précédentes. Et, par extension, de se tourner vers les formations et les métiers du numérique, dans la réalité virtuelle (VR) et augmentée (AR) notamment. La France abriterait, à ce jour, 12% des entreprises de l’UE actives dans ce domaine… Les grands pôles urbains, dont Paris et sa région, étant les plus actifs.

*France, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni, États-Unis et Australie

Agile, productive et prospère ?

A l’échelle des six marchés étudiés, tous secteurs confondus, les revenus de la génération Z passeraient de 460 milliards de dollars à 3,2 trillions de dollars (3 200 milliards $) d’ici 2030. En France, les revenus de la première génération à avoir grandi à l’ère du web, des réseaux sociaux, des applications mobiles et des services cloud, basculeraient de 25 milliards d’euros en 2019 à 213 milliards d’euros en 2030…

Cependant, « favoriser la relance et l’économie numérique de demain » implique des changements et des investissements conséquents. Les auteurs du rapport estiment que nos sociétés devront combler les écarts de niveau d’instruction en optant pour une approche de l’éducation plus inclusive, individualisée et adaptée à l’ère numérique.

De quoi aiguiser l’appétit du marché, des annonceurs et des fournisseurs de solutions.

Photo de une : by fauxels from Pexels

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Auteur : Ariane Beky
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