Google a 10 ans et veut décrocher la Lune

Régulations

Le 15 septembre 1997, Larry Page et Sergey Brin déposaient le nom de domaine
Google.com? Aujourd’hui, milliardaires, ils peuvent financer à peu près tout, y
compris une envolée lunaire

1997: deux jeunes étudiants de l’Université de Stanford, Larry Page et Sergey Brin, entrent de plain pied dans l’histoire d’Internet avec une aventure des temps modernes : Google.

Officiellement, le moteur de recherche a vu le jour le 7 septembre 1998, lorsque ses deux concepteurs ont quitté l’université pour occuper leurs premiers locaux, un garage de Californie. De quoi alimenter la légende des start-ups qui débutent dans un garage, une image récurrente déjà alimentée par l’histoire d’Apple.

Mais s’il y a une date à retenir pour l’histoire, c’est ce 15 septembre 1997, un an plus tôt, lorsque les deux compères alors âgés de 24 ans ont déposé un nom de domaine que l’on ne présente plus : Google.com !

Ce nom n’est pas un cri, comme Yahoo!. Il s’inspire au contraire des très sérieux travaux du mathématicien américain Adward Kasner. Celui-ci proposait en effet l’expression ‘Googol‘ pour qualifier un chiffre extrême, à l’époque, 10 à la puissance 100.

Sergey Brin et Larry Page

L’innovation de Google venait justement des mathématiques. La performance de ses créateurs a été de développer de puissants algorithmes pour indexer le contenu des pages Web afin de faciliter la recherche en ligne en utilisant un ‘moteur de recherche‘ dont les résultats s’affichaient alors à une vitesse inégalée et avec une pertinence étonnante.

Aujourd’hui, 10 ans après la création du domaine, Google indexe des milliards de pages Web, d’images, de vidéos, de fichiers. Et réalise un chiffre d’affaires de plus de 13 milliards de dollars. Et l’aventure continue, jusqu’à ambitionner de décrocher la Lune?

Au rythme où ils évoluent, les deux anciens étudiants de Stanford en sont bien capables !

Google veut décrocher la Lune Le moteur de recherche met la main à la poche pour accompagner Moon 2.0, le nouveau challenge X Prize. Il a décidé d’apporter 30 millions de dollars à la X Prize Foundation pour participer au projet Moon 2.0, le challenge du premier engin spatial privé à se poser sur la Lune.La X Prize Foundation s’est faite connaître voici quelques années avec le concours Ansari X Prize du premier vol d’un homme à une altitude de 100 km, prélude à une première exploitation commerciale du tourisme spatial, limité sur ce projet aux frissons de passer quelques minutes en état d’apesanteur.Un second concours est en cours, doté d’un budget de 50 millions de dollars apportés par le magnat de l’hôtellerie Robert Bigelow, pour placer en orbite la première fusée privée pilotée par une équipe civile américaine, avant la fin de 2010.Google Lunar X Prize Le gagnant du concours Google Lunar X Prize, support du projet Moon 2.0, sera le premier vaisseau spatial civil capable de se poser sans encombre sur la Lune, de s’y déplacer sur une distance minimale de 400 m, de se tirer un autoportrait, ainsi que transmettre des vues panoramiques et des vidéos en quasi temps réel à l’aide de caméras haute définition.Ces images seront bien évidemment diffusées sur les sites Web de Google? Rappelons que l’on peut visiter virtuellement la Lune sur Google Earth et y observer l’espace proche, ainsi que Mars sur Google Mars.Le gagnant ? avant la fin 2014 – recevra un prix de 15 millions de dollars. Le second recevra 5 millions de dollars. Et Google a prévu un bonus de 5 millions de dollars pour les équipes qui iront au-delà des spécifications de Moon 2.0.

Il se pourrait que ce projet se heurte à l’opposition des gouvernements… Au moment où la NASA (US), l’ESA (Europe), la Russie, la Chine et le Japon sortent de leurs cartons de nouveaux projets d’exploration de la Lune, la question de la régulation des vols spatiaux, mais surtout plus insidieusement de la ‘propriété’ du sol lunaire, pourrait bien se poser !

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