Google Cloud internalise la migration des bases SQL

Déplacer des bases de données ? Il y a désormais un service « made in Google Cloud » pour ça.

L’outil n’est pas tout à fait nouveau. Il a déjà fait l’objet d’expérimentations en cercle restreint, auprès d’entreprises comme Samsung et Accenture (via sa filiale Cirruseo). Le voilà désormais ouvert au public, toujours en version préliminaire. Il atteint ce stade cinq ans après l’offre concurrente d’AWS et trois ans après celle de Microsoft.

Un seul point d’arrivée pour les migrations : Cloud SQL. Chacune ne peut impliquer qu’une source et une destination reposant sur le même moteur. La bêta publique commence avec MySQL, pour des bases hébergées en interne, sur AWS RDS ou sur Cloud SQL. L’accès à la version PostgreSQL se fait sur demande. SQL Server s’ajoutera « bientôt » au catalogue.

Automatisé… en partie

En façade, Google Cloud promet une expérience serverless et « en quelques clics ». La documentation induit un plus haut degré de complexité. En tout cas pour certains scénarios. Notamment la migration depuis AWS RDS, sur des éléments comme les noms d’hôtes, les métadonnées utilisateur et les niveaux de privilèges.

La réplication peut se faire à l’acte ou en continu. Elle se fonde sur des « profils de connexion » réutilisables qu’on peut créer indépendamment ou dans le contexte des tâches de migration. Ils définissent les propriétés des bases sources.

Le processus de création de tâches passe ensuite par le paramétrage de l’instance cloud réceptrice. Les configurations vont de 1 CPU + 4 Go de RAM à 96 CPU + 638 Go. On peut définir la quantité et le type de stockage (HDD, SSD), la zone Google Cloud et la version de la base de données destinataire (un upgrade d’une version est possible ; par exemple, MySQL 5.5 en entrée et MySQL 5.6 en sortie). Dernière étape, configurer le type de connectivité (VPN, VPC, SSH inversé…).

L’opération de lift & shift en elle-même est gratuite (ou presque, sachant que Google Cloud facture la VM Compute Engine dans le cadre d’une connectivité SSH inversée). C’est l’exploitation ultérieure de Cloud SQL qui engendre des coûts.

Illustration principale © Google

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