Google lance sa fibre à 1 Gbit/s aux Etats-Unis

Réseaux

En travaux depuis 2 ans, le projet Google Fibre à 1 Gbit/s voit le jour à Kansas City. Ou comment Google entend devenir opérateur Internet.

L’ultra haut débit filaire à 1 Gbit/s est désormais réalité aux États-Unis. Dans la ville de Kansas City du moins, où Google vient d’inaugurer son réseau local de « méga-fibre optique ».

Ébauché en 2010, le projet Google Fiber vise à fournir l’accès Internet à 1 Gbit/s aux habitants et entreprises de la ville située entre les États du Missouri et du Kansas. Soit un débit 10 fois plus grand (1000 Mbit/s) que l’offre, encore trop rare, de la fibre optique en France (100 Mbit/s au mieux). Et cela, de manière asymétrique. De quoi assurer la diffusion de la télévision HD et autres vidéos 3D dans des conditions plus qu’optimales.

En revanche, les tarifs ne seront pas accessibles à toutes les bourses. Pour une offre d’abonnement à 70 dollars par mois (avec engagement d’un an), le client pourra disposer de la « méga-fibre ». C’est-à-dire du seul accès Internet. Pour une offre avec TV, il faudra pousser à 120 dollars. À ce prix, Google fournit l’ensemble décodeur TV avec un disque de stockage de 2 To pour enregistrer jusqu’à 8 programmes simultanément, accompagnés de 1 Go sur Google Drive et, cerise sur le gâteau, sa tablette Nexus 7 qui pourra notamment servir de télécommande. S’il n’y a pas de limite de données, l’offre impose un engagement de 2 ans. Quant à la téléphonie, elle est purement ignorée dans les forfaits.

Avant fin 2013

Google propose également une formule à 0 dollar pour une offre équivalente à de l’ADSL (5 Mbit/s en réception pour 1 Mbit/s en émission), souligne ITespresso.fr. En revanche, des frais de construction de la ligne de 300 dollars restent à la charge du client (éventuellement payables en 12 fois) alors qu’ils sont offerts dans les deux autres formules.

Google ne précise pas la date de lancement du service autre qu’avant fin 2013. Tout dépendra de la demande et, surtout, de la localisation de ces demandes (d’où une période de préinscription ouverte jusqu’au 9 septembre prochain). Google entend en effet travailler par « communautés ». Autrement dit par quartiers. Les plus demandeurs seront évidemment les premiers servis.

Si l’offre est loin d’être parfaite (onéreuse, pas de téléphonie, disponibilité à une date inconnue…), Google a le mérite de mettre les pieds dans le plat de l’ultra haut débit dans un pays où l’accès Internet avoisine les 5,8 Mbit/s selon ses propres estimations. Et de montrer ses ambitions en matière de fourniture d’accès Internet en se passant directement des opérateurs intermédiaires pour, entre autres, mieux délivrer ses propres services.


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