Google intègre la 3D au sein des navigateurs web

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En y regardant de plus près, O3D pourrait bien être un cheval de Troie permettant à Google d’investir plus largement le monde de la 3D.

Un des grands paris du Web de demain pourrait être l’intégration de technologies 3D. Les plus anciens se souviendront du VRML (Virtual Reality Markup Language ), lequel n’a jamais su trouver son public.

Aujourd’hui, tous les acteurs se penchent sur la difficile question de l’intégration d’éléments 3D au sein des pages web. Avec O3D, c’est au tour de Google de dévoiler sa solution open source. À terme, la compagnie espère faire de cette technologie un standard officiel.

Ce greffon est compatible avec trois navigateurs web : Internet Explorer, Mozilla Firefox et Google Chrome. Il est disponible pour Windows et Mac OS X. Les utilisateurs Linux (x86 32 bits uniquement) devront compiler le code source par leurs propres moyens.

La firme fournit un large ensemble d’applications de démonstration. Ces dernières sont compactes et leur exécution est plutôt rapide. Il convient de noter que Google utilise les librairies 3D présentes nativement dans le système d’exploitation : DirectX ou OpenGL.

O3D est vu par le navigateur comme une librairie d’extension dédiée à la 3D. Chaque application utilise donc l’interpréteur JavaScript présent au sein du navigateur. Évidemment, Google met l’accent sur ses propres technologies. La compagnie montre ainsi comment tirer parti de la vitesse de V8 (le moteur JavaScript inclus dans Chrome), comment convertir une application 3D en un gadget iGoogle, ou encore comment créer une application pouvant fonctionner en mode déconnecté, au travers de Google Gears.

Il est possible d’aller encore plus loin. Ainsi, la firme ne cache pas qu’il est possible de lier O3D au seul moteur JavaScript V8, lui-même intégrable dans une application C++ traditionnelle. Bref, O3D pourrait tout à fait être utilisé au sein de logiciels classiques.

Google avait déjà abordé le marché de la 3D en juillet 2008 avec Lively, une plate-forme concurrente de Second Life. Mais l’expérience n’avait pas porté ses fruits et l’entreprise de Mountain View déconnectait le service 6 mois après son lancement.


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