Google modifie sa méthode de recensement des versions d’Android

OS mobilesPoste de travail

En modifiant ses méthodes d’évaluation de la répartition d’Android, Google favorise la concentration sur les dernières versions de son OS mobile.

L’unité d’iOS face à la fragmentation d’Android est l’un des points de suprématie mis en avant par l’équipe dirigeante d’Apple pour ne pas se laisser écraser par le poids de son concurrent sur le marché des OS mobiles. Sauf que, selon Google, Android n’est pas si fragmenté qu’il y parait.

Selon le dernier baromètre de Mountain View sur la répartition des différentes versions d’Android sur le marché, Ice Cream Sandwich (Android 4.0.x) et Jelly Bean (4.1 et 4.2) sont présents sur près de 55% des terminaux animés par le petit robot vert. Selon des données collectées pendant la seconde moitié du mois de mars.

Répartition des versions d’Android selon les données recueillies au cours des deux semaines précédant le 2 avril 2013.

25% pour Jelly Bean

En détail, Ice Cream Sandwich occupe 29,3% du marché Android, Jelly Bean 4.1 23% et à peine 2% pour la 4.2, il est vrai plus récent. Gingerbread (2.3.x) n’en reste pas moins l’OS dominant avec 39,8%. Les versions antérieures (Froyo, Eclair et Donut) occupant désormais moins de 6% des parts.

Certes, l’unification d’Android est loin d’être une réalité. Mais l’offre se concentre visiblement sur les dernières versions de l’OS. Une concentration favorisée par le nouveau modèle de calcul de Google.

Nouvelle approche de comptage

Le moteur de recherche explique en effet que les versions d’OS ne sont plus comptabilisées à partir des connexions automatiques des terminaux sur les serveurs de Mountain View, mais lorsque ses utilisateurs visitent le store Google Play.

Ce qui modifie sensiblement le résultat final. Avec l’ancien mode de calcul, Jelly Bean ne regroupe « que » 16% des terminaux Android contre 25% aujourd’hui. « Nous pensons que les nouvelles données reflètent plus fidèlement les utilisateurs qui sont les plus engagés dans l’écosystème Android », justifie Google. Pourquoi pas. Il faudra désormais s’appuyer sur cette nouvelle approche pour comparer l’évolution de la fragmentation d’Android.


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