Google plombés par ses investissements

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Alors que le chiffre d’affaires est en hausse, Google peine à satisfaire ses actionnaires. La faute aux investissements nécessaires pour asseoir sa position sur le marché de plus en plus concurrentiel de la publicité en ligne.

Google a publié, le 14 avril, ses résultats financiers pour le premier trimestre 2011. Bien qu’en hausse, ils ont déçu les analystes qui attendaient un bénéfice par action de 8,11 dollars alors que les actionnaires de l’entreprise de Mountain View devront se contenter de 8,08 dollars. Résultat, le cours du titre a plongé de plus de 8 % vendredi dernier à 530,7 dollars.

L’origine de ce différent? Les investissements que Google a dû consentir pour rester maître sur son marché, celui de la publicité en ligne, de plus en plus concurrentiel. Le géant de la recherche a donc affiché un chiffre d’affaires de 8,57 milliards de dollars, en hausse de 27 % à trimestre équivalent (6,77 milliards en 2009). Mais la marge opérationnelle du groupe est tombée à 33 % contre 37 % précédemment pour un résultat net de 2,3 milliards de dollars (contre 1,96 milliard en 2010).

Pour maintenir sa domination (notamment face à un Facebook particulièrement agressif) sur un marché publicitaire en croissance de 15 % attendu aux Etats-Unis, Google a donc dû consentir à quelques investissements, souligne Les Echos (18/04). Lesquels sont passés de 818 millions à 1,23 milliards de dollars. Cette hausse des budgets R&D va essentiellement servir à développer des services de réseaux sociaux. On attend une offre de jeux et une plate-forme de musique pour 2011.

Google a également augmenté l’ensemble de ses salariés de 10 % (sera-ce suffisant pour freiner la fuite des cerveaux vers les plates-formes montantes Facebook ou Twitter?) et poursuit les embauches à un rythme de 2000 salariés sur ce premier trimestre. 26.613 personnes travaillent désormais pour le moteur de recherche. Enfin, Google a massivement dépensé en frais marketing pour promouvoir son navigateur Chrome sur les mûrs des grandes villes et des magazines à forts tirages. Sans oublier les récents développements dans le NFC. Autant de dépenses qui ont donc pesé sur les recettes.


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