Google revient sur les déclarations qui ont fait plonger le titre

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Le moteur de recherche se veut rassurant et affirme qu’il dispose d’une marge de man?uvre considérable? Le géant semble pourtant bien fragile !

En déclarant lors d’un colloque d’investisseurs ”

nos rythmes de croissance ralentissent“, George Reyes, directeur financier de Google, a jeté un froid sur Wall Street et fait plonger le titre (-7,11 % à la clôture de la Bourse de New York). Pour George Reyes, “ce qui reste, pour l’essentiel, n’est que de la croissance organique“. Il ne nous apprenait rien, confirmant simplement que le moteur de recherche doit trouver de nouveaux relais de croissance. “Nous allons devoir trouver d’autres moyens pour monétiser l’activité.” Mais le milieu boursier est sensible et répond au quart de tour à la moindre information, comme il vient de nouveau de le démontrer. D’autant que Google a publié en janvier des résultats trimestriels jugés décevants. La publicité sur la recherche en ligne représente 97 % des revenus du groupe. C’est plus qu’un déséquilibre, surtout que la croissance organique dépend d’éléments externes, comme la progression du volume des internautes qui induit la fréquentation du site, ainsi que la progression des budgets publicitaires consacrés au Web. Pour ré-équilibrer ses ressources, Google va devoir se lancer dans de nouveaux marchés, et c’est ce qu’un communiqué du groupe a tenu à rappeler. “Nous percevons toujours des opportunités importantes pour améliorer la monétisation et avons l’intention de continuer à concentrer nos efforts dans ce domaine.” Même si la part de marché de Google sur la recherche en ligne ne cesse de progresser, 41,4 % (+6,3 %) aux Etats-Unis en 2005 selon ComScore, et 5,48 milliards de requêtes en progression de 10,7 %, le moteur de recherche reste mono produit sur ses recettes. Ce positionnement particulier unique à ce niveau de capitalisation le rend particulièrement fragile et sensible au moindre souffle boursier. Et il n’est pas certain que le rappel à l’ordre du groupe après le discours de son directeur financier, même si son contenu ne diffère pas de la vision des analystes, suffise à rassurer les marchés.


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