Google se lance dans le lobbying

Régulations

Google a recruté un consultant de renom, Alan Davidson, afin d’influencer les législateurs américains

Devenu en quelques années un géant de l’Internet, Google ne pouvait échapper à l’une des pratiques les plus courues des entreprises américaines, le lobbying.

Et pour lancer cette initiative visant à influencer les politiques et l’administration de Washington, Google va faire appel à un expert, Alan Davidson, directeur associé du Center for Democracy and Technology (CDT), et accessoirement professeur adjoint de communication, culture et techonologie à l’Université de Georgetown. Sous cette appellation pompeuse de ‘centre pour la démocratie et la technologie‘ se cache en réalité une formidable machine à lobby, qui s’affiche pour la liberté d’expression en ligne, pour les réseaux large bande, la création de standards, et une juridiction internationale. Comme d’habitude, le lobby libertaire porte surtout sur la liberté des entreprises à agir à leur guise ou à mener à bien des projets avec les deniers des contribuables, comme le Space Station Freedom Project de la NASA. Pour Google, l’objectif est d’influencer les politiques sur les projets législatifs qui pourraient influencer en retour son modèle économique. On retrouve donc les bases de données de consommateurs et les droits d’utilisation des marques dans la publicité en ligne. Tient, deux sujets sur lesquels Google est l’objet de poursuites aux Etats-Unis comme dans le monde ! “Il nous semble que la construction de lois et les activités de normalisation à Washington affectent Google et nos utilisateurs au quotidien. Il est important (pour Google) d’être impliqué, de participer au processus politique et de contribuer au débat qui les informe“, a déclaré Andrew McLaughlin, un conseiller senior de Google, sur le blog officiel du moteur.


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