Google s'investit un peu plus dans le social en rachetant Aardvark

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Aardvark explore les profondeurs des mises en relation des internautes pour apporter toutes sortes de réponses. La brique qui manque à Google Buzz?

Google s’investit pleinement dans les outils sociaux. A l’heure où Mountain View lance, et corrige, sa plate-forme de réseautage Buzz, le numéro un des moteurs de recherche a annoncé, le 12 février, l’acquisition de Aardvark. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé mais TechCrunch parle d’un chèque d’une cinquantaine de millions de dollars.

Créée en 2007 par d’anciens employés de Google (et de Perspecta), cette start-up propose « un nouveau type d’outil qui vous permet de puiser dans les connaissances et l’expérience des amis et des amis de vos amis », explique la FAQ. Autrement dit, un service qui permet d’interroger les contacts de ses contacts. « Envoyer à Aardvark une question (à partir du Web, de la messagerie instantanée, par e-mail, Twitter, ou l’iPhone) et vous obtiendrez une réponse rapide et utile d’une personne possédant les connaissances et l’expérience nécessaire pour aider », poursuit la foire aux questions. Un vrai travail de fourmi (précisons que l’Aardvark est un fourmilier d’Afrique) mis en algorithme.

En apparence, Aardvark est la fonction qui manque à Buzz pourtant critiqué pour ses mises en relations jugées un peu trop automatiques. Aardvark fonctionne un peu à la manière d’un centre de questions/réponses. Lors de l’inscription au service, l’utilisateur indique ses principaux centres d’intérêts. Ce qui permettra à Aardvark de repérer les «experts» susceptibles de répondre aux questions qui seront envoyées, sans nécessiter de mise en relation directe avec l’auteur de la question. Un service à la croisé des chemins entre Twitter et Yahoo Questions/Réponses.

L’intégration de ce nouvel outil de recherche, qui n’est pas sans rappeler le disparu Google Answers fermé en 2006, est appelé à dépasser le seul cadre de Buzz. Il devrait notamment être intégré aux résultats du moteur de recherche (qui indexe depuis quelques temps les contenus de Twitter ). Une offensive contre les initiatives de Microsoft qui, avec Bing, multiplie les partenariats avec les plates-formes sociales, Facebook en premier lieu. En attendant, Aardvark est aujourd’hui disponible depuis les Google Labs. A découvrir.


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