Google supprime aussi des applications d'Android

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Google a décidé de supprimer à distance deux applications de son Android Market. Pour des raisons de sécurité, justifie la firme. Sauf que les applications en question ne présentent pas de danger…

Il n’y a pas qu’Apple qui supprime des applications iPhone. Google aussi. Dans un billet du responsable sécurité d’Android, Rich Cannings a annoncé la suppression de deux applications de l’Android Market. Fait rare du côté de Mountain View plutôt enclin à l’ouverture (et à l’enrichissement de son catalogue applicatif aujourd’hui estimé à 65.000 titres).

Proposées gratuitement, les deux applications repérées avaient été développées à des fins de recherche en matière de sécurité uniquement. « Elles n’ont pas été conçues pour être utilisés mal intentionnellement, et n’avait pas la permission d’accéder à des données privées », explique le responsable, mais « ces applications ont intentionnellement déformé leur objet afin d’encourager les utilisateurs à les télécharger ». Une pratique contraire à la politique d’Android et à l’accord de distribution imposé aux développeurs.

A vrai dire, face à l’absence d’intérêt de la part des utilisateurs, les développeurs des deux applications en question ont préféré les retirer de leur propre chef de l’Android Market. Mais Google a décidé de procéder à l’éradication complète, à distance (over the air), des applications déjà installées sur les smartphones des utilisateurs, qui en seront d’ailleurs prévenus par Mountain View. Ce qui peut effectivement prêter à interrogations. Les utilisateurs n’auraient donc pas de droit de regard sur les logiciels qu’ils décident d’installer et de conserver?

Rich Cannings justifie cette action par la nécessité de préserver la sécurité des utilisateurs. « La fonction de suppression d’applications distant est l’un des nombreux contrôles de sécurité qu’Android possède pour aider à protéger les utilisateurs contre les applications malveillantes. En cas d’urgence, une application dangereuse pourrait être retirée de la circulation d’une façon rapide et évolutive afin de prévenir une nouvelle exposition aux utilisateurs, précise le responsable. Même si nous espérons ne pas avoir à l’utiliser, nous savons que nous avons la capacité d’agir rapidement au nom de la sécurité des usagers en cas de besoin. »

Pourtant, les deux applications visées ne présentaient pas de dangers aux dires mêmes de Rich Cannings. Difficile de comprendre la démarche de Google. Mais l’affaire aura eu le mérite de permettre à l’entreprise de tester l’efficacité de son outil de désinstallation/désactivation des applications à distance. Google, comme Apple (ou Amazon avec son Kindle), se donne donc les moyens de faire régulièrement le ménage dans les applications de sa plate-forme. A la différence que Google n’impose pas de validation en amont contrairement à Cupertino… qui n’a, à ce jour, toujours pas validé l’application Voice d’un certain Google. Peut-être que la sortie de sa phase bêta pour s’ouvrir à tous les utilisateurs aux Etats-Unis incitera Apple à accepter Voice sur l’App Store (quitte à la supprimer par la suite).


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