Google trouve un accord partiel avec la presse Belge

Régulations

Mais un des éditeurs envisage une croisade anti-agrégateurs de contenus?

Le champion de la recherche s’est entendu avec deux des agences de presse du plat pays, mais toujours pas avec la société par laquelle le scandale est arrivé : Copiepresse. Google Actualités version belge risque donc d’être modifié.

En trouvant un accord, la SORAM et le SCAM deux sociétés qui représentent des photographes et des journalistes, Google commence à voir la fin du tunnel. En effet, ce groupement avait porté plainte avec Copiepresse.

Rappel des faits. Le 18 septembre 2006, la presse belge, par l’intermédiaire de Copiepresse, a lancé une offensive pour plagiat contre Google News, le service d’actualité du géant américain de la recherche. Peu après avoir gagné la partie, la presse belge a annoncé le 13 octobre qu’elle allait poursuivre Microsoft et son service MSN News.

Copiepresse représente plusieurs quotidiens belges et ne souhaite pas voir les publications de ses ayants droit bradées sur le web. Le groupe a d’ailleurs gagné son procès au mois de septembre. Dans son verdict le juge avait ordonné à Google de“supprimer tous les écrits de Copiepresse de son agrégateur de nouvelles, ou bien de payer 1 million d’euros d’amende par jour.”

Google avait alors fait appel de cette décision, un appel dont le résultat est connu depuis le vendredi 24 novembre.

Selon un porte-parole de la firme “cet accord que nous avons signé avec ces deux sociétés va nous permettre d’utiliser leurs articles et de nous tourner vers l’avenir et l’innovation. Google respecte le copyright, qui est au c?ur du processus de création. Comme le montre cet accord, notre approche est de travailler en équipe avec les auteurs”.

Google ne précise pas si une somme d’argent a été versée ni si un partenariat dans le domaine de la publicité a été signé.

Pour Copiepresse le problème du plagiat ne se pose pas que sur Google News, mais également sur le moteur de recherche qui stocke des centaines de pages. Mais la direction de Google pense que l’argument n’est pas recevable dans la mesure où le moteur de reprend que des extraits d’articles, ce que le copyright n’interdit pas.

Copiepresse envisage de poursuivre d’autres agrégateurs de contenus car pour sa directrice, Margaret Boribon, “La loi c’est la loi. Nous produisons des contenus protégés. En matière de copie, le principe est simple. Avant de réutiliser un contenu, il faut en avoir le droit.”

Pour autant, l’acharnement de la Copiepresse pourrait être à double tranchant. Si les sites de news comme Google reprennent les accroches des articles des journaux (titres et résumés), ces accroches renvoient systématiquement vers les sites respectifs. Ce qui créé du trafic pour ces journaux. Un trafic loin d’être négligeable.

En tournant le dos à ces moteurs de recherche, la presse belge se prive d’une audience et d’une visibilité considérables et met en péril leurs stratégies Web qui aujourd’hui sont hautement stratégiques pour les groupes de médias traditionnels.


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