Grand emprunt: 750 millions d'euros pour le «cloud computing»?

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Le commissaire général du grand emprunt, René Ricol, a confirmé l’attribution de 2 milliards d’aides à l’infrastructure très haut débit. Le flou persiste pour la répartition des 2,5 autres milliards consacrés au secteur numérique.

A l’occasion d’une visite à Rennes mardi 30 mars, René Ricol a dévoilé les grandes lignes du calendrier pour la distribution du grand emprunt. Accompagné de Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, le commissaire général du grand emprunt s’est notamment attardé sur quelques pans du programme de distribution des aides au secteur numérique. Rappelons que sur les 35 milliards du grand emprunt lancé par le gouvernement fin 2009, 4,5 milliards d’euros seront consacrés à l’industrie numérique.

C’est peu, estimeront certains. Mais « notre objectif, c’est l’intégration du numérique dans toutes les composantes de la société », a justifié René Ricol. Des secteurs transversaux comme l’e-Santé ou l’éducation pourraient donc profiter des investissements à venir au-delà de l’enveloppe exclusivement consacrée au numérique.

Reste cependant à savoir comment seront réparties ces 4,5 milliards d’euros dans les différentes composantes des activités numériques en France. René Ricol et NKM ont confirmé que 2 milliards seraient réservés à l’infrastructure pour le développement des réseaux de communication à très haut débit (fibre optique principalement). Quant aux 2,5 autres milliards, les montants alloués aux différents services ne sont pas encore fixés.

Pourtant, le projet de loi des Finances prévoyait de consacrer 750 millions d’euros au secteur du « cloud computing ». Et autant à la numérisation des contenus. Mais « rien n’est figé » a précisé le commissaire.

Pourtant, les premiers appels à projets sont attendus pour juin prochain. Ils s’adresseraient aux entreprises au profil de start-up et porteuses d’innovation avec, à la clé, des embauches plutôt qu’aux grands groupes moins souples en la matière. Dassault Systems et Thales, intéressés par le marché du « cloud », risquent d’être déçus. Il n’en restera pas moins à vérifier la mise en pratique des discours. Réponse pour 2011, année de déblocage des fonds.


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