Le Green IT reste aux portes de la gouvernance des entreprises en France

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Moins d’un quart des entreprises ont intégré l’informatique éco-responsable dans leur stratégie, selon l’édition 2017 du baromètre publié par l’Alliance Green IT (AGIT).

Malgré un intérêt croissant pour les “écogestes” et l’optimisation de l’existant, l’informatique éco-responsable n’est toujours pas stratégique pour les dirigeants d’entreprise en France, rapporte l’Alliance Green IT (AGIT).

L’association, qui fédère des acteurs de la filière française, a publié la deuxième édition de son baromètre des pratiques Green IT des entreprises en France.

Pour cette deuxième édition (la première a été publiée en 2015), l’AGIT a étudié les pratiques éco-responsables d’un panel de 559 entreprises dans l’Hexagone. Des dirigeants (DG et développement durable) et des responsables informatiques ont été interrogés.

8 grandes thématiques reprenant des indicateurs clés ont été utilisées :

Voici les principaux résultats du baromètre :

Premier constat : près d’une entreprise sur trois (30% en 2017, contre 12% en 2015) est investie dans une démarche d’écoconception orientée sur le logiciel et les applications. En revanche, moins d’un quart des organisations (24%) ont intégré le Green IT dans leur stratégie d’entreprise. Le Green IT reste donc aux portes de la gouvernance.

En ce qui concerne les infrastructures informatiques, malgré une “prise de conscience” liée aux contraintes d’exploitation, “les effets de mutualisation ne permettent qu’à moins de 5% des entreprises de réduire leur parc maétriel”, indique l’AGIT.

Par ailleurs, 50% des répondants connaissent la superficie de leur salle informatique, contre 39% en 2015. Mais les entreprises, dans leur “très grande majorité”, disposent d’un simple “local” dédié aux serveurs. Or, un tel local affiche rarement le niveau de résilience d’une salle informatique ou d’un datacenter.

Autre bémol : la consommation énergétique de l’IT. Elle reste un problème pour les responsables informatiques. Cependant, 61% des répondants ignorent la part de l’informatique dans la consommation énergétique totale de leur entreprise…

Écogestes et mutualisation

L’impression demeure “un point de vigilance pour les entreprises, tant pour ses coûts associés, que par son caractère peu vertueux (consommation de papier et de toner)”, observe l’AGIT. L’association constate une progression de la mutualisation des imprimantes et de l’optimisation du paramétrage (impression recto-verso et en noir & blanc par défaut…).

Côté achats, 28% des organisations déclarent opter pour du matériel reconditionné ou d’occasion pour certains types de prestations. 65% ne le font pas.

Cependant, la durée de détention moyenne des terminaux et postes de travail a sensiblement augmenté depuis le précédent baromètre. Elle est de de 5,3 ans pour les PC fixes et portables en entreprise. Et de 4,5 ans pour les téléphones mobiles. Des chiffres en légère hausse par rapport à 2015.

Lorsqu’il est question de la fin de vie des équipements, la réglementation européenne a permis la mise en place de filières incitatives (tri, recyclage…).

Toutefois, les entreprises ignorent, dans leur grande majorité, si les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) sont gérés au sein de leur structure. Enfin, le recours à des entreprises adaptées et prestataires du secteur de l’insertion reste “très marginal”.

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crédit photo © dvanzuijlekom via Visualhunt.com / CC BY-SA

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Auteur : Ariane Beky
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