Guerre des consoles: le retour

Régulations

Sony, Nintendo et Microsoft annoncent de nouvelles baisses de prix pour leurs consoles. Mais elles ne seront que temporaires cette fois.

Depuis plus d’un an, les constructeurs de consoles multiplient les baisses de prix pour attirer les consommateurs. Ainsi, les tarifs des trois grandes consoles du marché: la PlayStation2 de Sony, la GameCube de Nintendo et la Xbox de Microsoft ont connu deux, voire trois baisses successives.

Alors que certains modèles n’ont même pas un an d’existence, une nouvelle promotion globale arrive sur le marché. Mais cette fois, elles seront temporaires: c’est la promesse des constructeurs. Chez Nintendo, on offre un coupon de réduction de 50 euros lors de l’achat de la nouvelle GameBoy Advance SP pour l’achat d’une GameCube dont les ventes hors du Japon patinent. Avec ce bon, la console de salon de Nintendo sera donc proposée au prix de 149 euros. Du côté du Sony, on annonce une baisse de 60 euros pour l’achat de la reine des consoles, la PlayStation 2. Cette dernière sera donc vendue au prix de 199 euros. Enfin, du côté de Microsoft et de sa Xbox, dont les ventes ne sont pas conformes aux objectifs, une opération de promotion permettra aux acheteurs de bénéficier d’une réduction de 50 euros sur la console ou de 24 euros sur le pack Xbox comprenant deux jeux fournis. Sony, un leader arrivé par hasard?

Aujourd’hui, le leadership de Sony dans le monde des consoles est incontesté et cela depuis le lancement de la PlayStation One. Mais ce succès est un peu du à un heureux concours de circonstance.

Dans les années 90, seuls deux constructeurs se partagent le marché mondial des consoles: Nintendo et Sega. Ce dernier est le premier à lancer une console disposant d’un lecteur de CD, c’est la Megadrive. Le leader, Nintendo, décide de réagir et charge Sony de plancher sur un projet de console similaire, c’est à dire utilisant les CD comme support. Après quelques mois d’étude, Sony présente à Nintendo son projet connu sous le nom de code de PSX. Mais le créateur de Mario le refuse et préfère persister dans l’utilisation des cartouches de jeux. Un support qui ne sera abandonné que très récemment par le japonais. Sony reste donc avec son projet sous le bras. Et décide après mûres réflexions (le géant n’avait que très peu d’expérience dans le jeu) de lancer sous sa propre marque cette machine. Elle s’appellera la PlayStation et connaîtra le succès que l’on sait.


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